L’ancien ministre Nicolas Marceau tentera de se faire élire à nouveau sous la bannière du Parti québécois (PQ), huit ans après avoir quitté la politique. Le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, en a fait l’annonce mardi en présentant quatre visages de son équipe économique.

« Je ne peux pas m’imaginer demeurer sur les lignes de côté alors que se dessine devant nous le rendez-vous historique qui pourrait mener à la naissance du pays du Québec », a déclaré M. Marceau lors d’un point de presse tenu par le chef du PQ mardi à Montréal. « D’autre part, […] la liste des dossiers qui inquiètent est malheureusement très longue. »

Élu dans la circonscription de Rousseau, dans Lanaudière, de 2009 à 2018, M. Marceau a occupé le poste de ministre des Finances et de l’Économie sous le gouvernement de Pauline Marois.

En point de presse, M. St-Pierre Plamondon a dévoilé plusieurs candidats de son équipe économique. Nathalie Bisaillon, ancienne directrice générale et chef des relations avec la clientèle chez Desjardins Gestion Internationale, sera la candidate du parti dans la nouvelle circonscription de Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie.

Stéphane Paquet, ancien p.-d.g. de Montréal International, et Dieudonné Ella Oyono, qui était directeur du Service de développement économique de la Ville de Montréal, dont les candidatures ont été annoncées dans les derniers jours, respectivement pour les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles et Les Plaines, étaient également présents aux côtés du chef du PQ. M. Ella Oyono a également été président du Parti québécois de 2019 à 2021.

« Si nous formons le prochain gouvernement, ce sont eux qui vont transformer profondément le modèle économique du Québec pour mettre fin au gaspillage de fonds publics et au bar ouvert de subventions pour les multinationales pendant que nos PME québécoises n’obtenaient pas les solutions et le soutien qu’ils méritent », a déclaré Paul St-Pierre Plamondon. « Ce sont également eux qui seront aux commandes pour gérer la situation tarifaire avec les États-Unis avec intelligence et avec calme. »

La riposte « au dollar près » est « très dommageable »

Après avoir présenté son équipe économique, M. St-Pierre Plamondon s’en est d’ailleurs pris à la riposte « au dollar près » de Mark Carney aux nouveaux droits de douane américains. Le chef du PQ estime que cette stratégie est « très dommageable pour les entreprises du Québec ».

« Nous étions d’accord avec Christine Fréchette : les tarifs dollar par dollar sont une mauvaise stratégie pour les PME québécoises », a-t-il affirmé. « Ce sont les consommateurs et les entreprises qui vont devoir les payer. »

La première ministre québécoise a affirmé dimanche que « l’important pour les mesures de représailles, ce n’est pas nécessairement que l’on atteint le même montant de la valeur […] que ce qui nous est imposé comme tarif, mais qu’on soit surtout stratégiques dans [leur] choix ».

M. St-Pierre Plamondon a noté que « ce qui ressort des révélations des derniers jours, c’est que le Québec n’était pas consulté ni même informé du contenu des négociations ». Il a ensuite repris à son compte une phrase du premier ministre canadien, Mark Carney : « Si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu. »

Le chef du Parti québécois préconise plutôt des contre-tarifs ciblés sur certains secteurs de production américaine « sans nous affecter dans notre production ».