Tamedia supprime 34 postes, 9 personnes touchées en Romandie
Tamedia supprime de nouveaux postes au sein de ses journaux. Le groupe zurichois a annoncé lundi biffer 34 postes à temps plein, concernant 41 personnes, dont un quart en Suisse romande.
Sur les 41 collaborateurs touchés, 28 travaillent dans les rédactions de Suisse alémanique et 9 en Suisse romande, où Tamedia édite notamment 24 Heures, La Tribune de Genève, Bilan et Le Matin dimanche. Quatre personnes du "print desk" sont aussi concernées.
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Les employés qui perdront leur poste seront informés d'ici fin octobre, sous réserve des résultats de la procédure de consultation en Suisse romande, indique Tamedia dans son communiqué. Il précise qu'un "plan social assorti de mesures d'accompagnement, telles que des possibilités de reconversion professionnelle ou de départ en préretraite" sera proposé.
Tâches regroupées
Tamedia justifie ces coupes par l'évolution des attentes des lecteurs, l'utilisation des offres médiatiques et un marché publicitaire en forte baisse. Avec cette nouvelle restructuration, "les tâches seront regroupées, l'administration allégée, les processus simplifiés et automatisés", affirme l'éditeur. Et d'ajouter qu'il a besoin de ressources qui peuvent être "mobilisées de manière plus ciblée là où elles créent le plus de valeur pour nos lecteurs abonnés."
Directrice de Tamedia, Jessica Peppel-Schulz dit regretter ces suppressions de postes, qui sont toutefois "imposées par la nouvelle réalité du marché." L'entreprise doit se structurer "de manière à ce qu'elle soit économiquement viable et à ce que nous puissions continuer à investir à l'avenir dans un journalisme de qualité, des marques fortes et des produits pertinents", affirme-t-elle, citée dans le communiqué.
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Restructurations en cascade
La dernière grosse restructuration chez Tamedia remontait à 2024. Le groupe avait alors notamment annoncé la fermeture des centres d'impression de Bussigny (VD) et Zurich, ainsi que la suppression d'une cinquantaine de postes au sein de ses journaux. L'éditeur avait ensuite garanti un gel des licenciements, au moins jusqu'en septembre 2026. Mais début 2026, il avait encore dit supprimer 25 à 30 postes, principalement dans son secteur commercial.
Tamedia n'est pas le seul média à enchaîner les restructurations depuis plusieurs années. Rien que le mois dernier, le groupe Ringier (Blick, L'Illustré, PME) a annoncé la suppression de 14 postes en Suisse romande, tandis que GHI (Genève Home Informations) et Lausanne Cités ont indiqué qu'ils cesseront de paraître en décembre (36 postes menacés). Cet été également, St-Paul Médias (La Liberté, La Gruyère, La Broye Hebdo) a, lui, annoncé le licenciement de 15 employés.
ats/asch