"L'enfer des grandes gueules" : un 4e roman dystopique pour le tournaisien Yvan Finally
"L'enfer des grandes gueules" : Ce n'est pas le titre d'une chronique au vitriol sur une célèbre émission de radio française. Note que l'auteur en aurait été capable.
L'enfer des grandes gueules donc, c'est la 7e parution du Tournaisien Yvan Finally, son 4e roman. Le quadragénaire (qui reste vague sur son âge exact) serait presque devenu un serial auteur, avec les années.
À la sortie du covid, il publie son premier roman "Porte-drapeau". Depuis, non seulement il ne lâche jamais sa plume, mais il la met au service d'une imagination qui ne lui fait presque jamais défaut. Cette fois-ci, Yvan Finally emmène le lecteur dans un état très autoritaire (pas besoin de tant d'imagination, jusque-là). "Ceux qui y vivent et ont l'audace ou commettent l'imprudence de mentir trois fois sur un fait historique sont jugés, puis embarqués par des agents spéciaux et doivent vivre l'expérience immersive de leur mensonge. Ils ressentent les douleurs, les sensations, les traumatismes de ce fait survenu dans le passé. Le tribunal est une loterie, le juge suit un algorithme pour le prononcé."
Le roman s'intéresse à Sinéad, l'héroïne du récit. "Elle transmet l'histoire pour éviter que les gens ne se trompent, mentent et vivent des expériences qui peuvent s'avérer traumatisantes."
Comment s'est passé l'accouchement de cette nouvelle histoire ? "Je n'ai pas choisi la facilité, en imaginant un univers dystopique. Mon premier roman traitait déjà de science-fiction. Il n'est jamais sorti, car je ne le trouve pas assez abouti. Mais j'aime bien cet univers et je voulais de nouveau m'y plonger. J'ai mieux construit le scénario et voila."
Le Tournaisien est aussi un observateur avisé des maux de notre société. Certes, l'univers de Sinéad et des autres protagonistes du bouquin est inventé, mais il y a toujours une part de réel, dans cet imaginaire. "Je ne me compare pas à George Orwell, mais 1984 était déjà une critique des dérives du totalitarisme. J'aime beaucoup ce genre littéraire. Dans ma tête, la science-fiction, c'est toujours avec un état autoritaire et répressif. Un état qui prend parfois une décision qui lui semble être la bonne, qui y va à fond sans penser aux dérives. Là, on n'est plus trop dans la fiction."
Sa recette, c'est toujours l'auto-édition. "L'enfer des grandes gueules" est à retrouver au prix de 18 euros au Redrum, à la librairie de Kain-Tombe ou celle des 3 Suisses. "Sinon, via mon numéro (0477/50.95.84). Je serai aussi au salon du livre d'Estaimpuis les 17 et 18 octobre. Je ne peux plus aller à celui de Tournai, il n'y en a plus. Enfin, en dehors du livre du patrimoine." Les autres auteurs peuvent toujours se créer un univers de science-fiction pour s'imaginer à un salon du livre dans la cité des Cinq Clochers. "Dommage, il commençait à avoir une bonne renommée et permettait à d'autres auteurs de la région de se faire connaître. Des écrivains qui, comme moi, ne peuvent pas se passer de raconter des histoires…."
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