En ce 14 juillet, leur jour de gloire n'est pas arrivé. L'équipe de France n'atteindra pas sa troisième finale mondiale de rang. Au bout d'un tournoi où ils n'avaient pas eu de vrai test, les Bleus ont, ce vendredi à Arlington, subi presque une leçon de football des Espagnols (0-2). Avec ce sentiment, étonnant, presque malaisant par séquences, que face à la maîtrise espagnole, il n'y a jamais eu vraiment de match...

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Cette défaite s'est construite à l'issue d'un scénario limpide. Avec un début de match raté dans les grandes largeurs. Vingt premières minutes où les Espagnols affichaient leur maîtrise technique collective habituelle, sans pour autant se créer d'occasions. Michael Olise frôlait l'expulsion sur un tacle appuyé sur Rodri (15e). Il fallait attendre la 20e minute pour que le scénario de cette demi-finale bascule. Sur un ballon presque anodin, Lucas Digne ne voyait pas arriver Lamine Yamal dans son dos et concédait un penalty sur un renvoi très mal maîtrisé. Mikel Oyarzabal le transformait sur une frappe croisée (0-1, 22e).

Le début de match prenait un tour presque cauchemardesque pour les Bleus huit minutes plus tard. Avec la blessure au dos de William Saliba. Le défenseur des Bleus, qui jouait sous antidouleurs depuis six semaines, s'allongeait sur la pelouse et cédait sa place à Maxence Lacroix (30e). Les Bleus, avec un trio Dembélé - Olise - Barcola absolument méconnaissable, ne créaient rien (à l'exception d'une tentative au-dessus de Barcola, 36e) et étaient tout proches de concéder un deuxième but. Dayot Upamecano, à l'issue d'une action collective splendide initié par le duo Olmo-Lamine Yamal (38e), devançait Ruiz aux six mètres (38e).

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Des Bleus toujours apathiques offensivement

La deuxième mi-temps reprenait sur un rythme presque équivalent. Avec une maîtrise espagnole toujours aussi aboutie. Et surtout sans aucune réaction, aucune personnalité des Bleus. Sur un une-deux d'école devant la surface avec un Olmo délicieux, Pedro Porro battait Maignan de près (2-0, 58e). Les Espagnols étaient tout proches du 3-0 mais Lamine Yamal était signalé en position de hors-jeu (61e).

Un danger Bleu ? Non, presque jamais. L'animation offensive française, si flamboyante depuis le début du tournoi, a été plombée par des performances individuelles - Olise, Dembélé - assez désespérantes. Mbappé a bien tenté deux frappes (65e, 67e), Doué, un lob raté (82e) En vain. Le constat est terrible : la lumière n'est jamais venue. Le match s'est fini par les « olé, olé » du public espagnol...

En finale, le 19 juillet à New York (21 heures en France), l'Espagne affrontera le vainqueur de l'autre demi-finale, qui opposera l'Angleterre à l'Argentine ce mercredi à Atlanta (21 heures).

Le joueur : Lucas Digne, le symbole

Face à Lamine Yamal, il savait le défi immense. Lucas Digne est passé à côté. Le futur Parisien se souviendra longtemps de cette action où, sur un ballon anodin, il ne voit pas arriver Lamine Yamal et concède un penalty (20e). Malgré une bonne volonté évidente, l'ancien Lillois aura éprouvé ensuite de grosses difficultés à limiter l'influence du prodige espagnol. Avec des deux contre un très difficiles à gérer. En souffrance et remplacé par Theo Hernandez (73e).