L’Espagne entrevoit “le bout du tunnel”: les feux de forêt toujours inquiétants en France
SW, MDV
Source: Belga, AFP
28 juillet 2026, 13:39
Ajoutez-nous à vos favoris Google
📌 Ce qu’il faut retenir
• Le mégafeu qui a brûlé 42.000 hectares en France près de Bordeaux depuis le 22 juillet est “toujours stabilisé” après une nuit “calme”, a indiqué mardi matin la préfecture du département du sud-ouest.
• En Espagne, les pompiers s’efforcent de maîtriser les incendies qui sévissent près de Madrid, à quelques heures de l’arrivée d’un vent du sud charriant le risque d’une aggravation des feux.
• Un pompier volontaire de 38 ans, le caporal Laurent Masson, est décédé lundi dans les Bouches-du-Rhône.
• Au total, plus de 160.000 hectares ont été parcourus par les incendies en France depuis début 2026.
🔴 Suivez les dernières informations en direct ci-dessous:
En Direct
Consultez les mises à jour importantes
12:32
L'Espagne voit "le bout du tunnel", affirme Sánchez
L'Espagne commence à entrevoir "la lumière au bout du tunnel" dans la lutte contre les incendies, les pires de son histoire, qui font rage à l'ouest de Madrid, alors que la chaleur et le vent risquent de compliquer la situation, a annoncé mardi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.
Le travail des pompiers et des militaires "dans des heures très difficiles, très critiques" a permis d'inverser "réellement la tendance et nous permettent donc de commencer à entrevoir la lumière au bout du tunnel dans la lutte contre ces incendies, avec toutes les précautions nécessaires", a déclaré le Premier ministre lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement.
10:58
Mégafeu en Gironde: 4.000 touristes évacués préventivement de Lacanau
Environ 4.000 touristes sont évacués des hébergements touristiques de Lacanau (Gironde), "en anticipation d'un phénomène météorologique défavorable" attendu mardi après-midi alors que le mégafeu menace toujours, a annoncé la préfecture.
La hausse attendue des températures mardi, accompagnée de vent, fait craindre une nouvelle propagation du brasier qui a brûlé 42.000 hectares dans ce département français depuis le 22 juillet et a déjà conduit à évacuer 220.000 personnes. Les occupants des campings, résidences de tourisme, villages vacances et autres parcs de loisirs de toute la ville sont orientés vers Carcans, au nord, ou Castelnau-de-Médoc, au nord-ouest de Bordeaux.
10:57
Espagne: les pompiers progressent "raisonnablement" dans la région de Madrid
Les pompiers espagnols ont progressé "raisonnablement" dans la nuit de lundi à mardi contre les feux qui font rage à l'ouest de Madrid, forçant des dizaines de milliers de personnes à évacuer, a annoncé mardi le ministre espagnol de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska.
"La nuit a été raisonnablement positive, grâce aux efforts colossaux de tous les services de secours", a-t-il déclaré lors d'une interview à la télévision publique espagnole. "Nous vivons des heures critiques", a-t-il ajouté.
Le front le plus critique, au nord du lac artificiel de San Juan à 70km à l'ouest de la capitale, préoccupaient les autorités lundi, mais les efforts des pompiers dans la nuit "ont été extrêmement positifs", a assuré Fernando Grande-Marlaska mardi matin. "Nous pouvons être un peu plus rassuré aujourd'hui, surtout compte tenu des conditions météorologiques auxquelles nous allons faire face dans les prochaines heures", a-t-il ajouté.
"La situation s'améliore progressivement", a déclaré la présidente de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, ajoutant pouvoir "être plus optimistes aujourd'hui et commencer à planifier le retour en toute sécurité des habitants dans plusieurs communes".
08:15
Heures cruciales près de Madrid avant un changement de météo
Les pompiers espagnols s'efforcent mardi matin de maîtriser les terribles incendies qui sévissent près de Madrid, à quelques heures de l'arrivée d'un vent du sud charriant le risque d'une aggravation des feux.
Le vent doit en effet tourner à midi mardi. Il "soufflera alors du Sud et tout ce qui n'aura pas pu être contenu pourrait bien compliquer à nouveau la situation. C'est ce qui rend si important l'effort qui va être déployé" jusque-là, a souligné dans la nuit le délégué du gouvernement dans la région de Madrid, Fran Martin Aguirre.
Cette journée, comme la veille, sera "absolument déterminante", a affirmé lors d'un point presse le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, qui a dit espérer "contrôler et maîtriser le feu" et a évoqué "des prévisions vraiment défavorables" à partir de mercredi.
L'incendie de la "Sierra de l'ouest", dans la région de Madrid, était en train de rejoindre le gigantesque brasier d'Ávila, dans la région voisine de Castille-et-Léon, le feu de forêt "le plus important" de l'histoire récente de l'Espagne, selon le gouvernement.
Ces incendies ont ravagé en quelques jours environ 75.000 hectares, soit sept fois la superficie de Paris.
Certains ont "tout perdu", comme María Angeles Cañete, dont les deux campings ont brûlé. "Je ne dors pas la nuit. C'est la pire chose qui puisse vous arriver dans la vie : voir votre entreprise partir en flammes petit à petit et personne pour vous aider", a-t-elle confié à l'AFP, au bord des larmes.
"C'est l'enfer"
"Il reste des heures complexes" avec "l'augmentation des températures", a alerté le Premier ministre Pedro Sanchez lundi, lors d'une visite au centre de coordination des secours dans la région de Valence (est).
Si les incendies "ont ralenti leur progression" dans la nuit de dimanche à lundi, le feu n'est toutefois toujours "pas maîtrisé", a souligné la préfecture de la région de la capitale espagnole, selon qui "trois fronts" sont toujours actifs.
Toutefois, on note de premiers signes prudents d'amélioration de la situation: quelques premiers évacués commencent à rentrer chez eux.
Oscar Espinosa, décorateur de 20 ans, est revenu au village de Cebreros. "C'est une catastrophe, toutes nos montagnes ont brûlé, tout ce que nous avions de vert est ravagé, s'est-il lamenté. Je n'ai pas de mots. C'est l'enfer, je reste avec cette image que, peut-être, je ne reverrai pas avant 30 ou 50 ans."
L'air sentait encore la fumée, irritait la gorge et la poitrine, et le ciel était couvert de fumée blanche.
Des particules de cendres se déposaient sur les voitures. A la sortie de la ville, le long de la route en direction de San Martín de Valdeiglesias, une épaisse fumée grise couvrait la végétation.
"Plus une exception"
Dans un discours consacré aux "refuges climatiques" censés protéger la population lors de vagues de chaleur, le Premier ministre a estimé que ces incendies, d'une ampleur inédite, étaient "l'expression la plus douloureuse d'une urgence climatique".
"Ce n'est plus une exception, c'est la règle", a-t-il alerté, le ton grave. Il a évoqué "plus de 170.000 hectares calcinés" en Espagne depuis le début de l'année.
Des dizaines de milliers de personnes sont directement affectées par les incendies près de Valence qui ont fait un mort et où plus de 7.000 hectares ont déjà brûlé, d'après les autorités.
Mais Pedro Gil, pompier chef des opérations à Castellón, dans cette région, tient à "rester modérément optimiste pour être sur le terrain demain", grâce notamment à "l'humidité qui va beaucoup augmenter". "La vérité, c'est que bien souvent les incendies ne s'éteignent pas quand nous le voulons, mais lorsqu'une fenêtre d'opportunité nous est offerte par la météo."
Au Portugal voisin, plusieurs incendies se sont déclarés lundi dans les régions de Santarem (centre), Guarda, Braga et Bragança (nord).
07:44
Le mégafeu près de Bordeaux "toujours stabilisé"
Le mégafeu qui a brûlé 42.000 hectares en France près de Bordeaux depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" après une nuit "calme", a indiqué mardi matin la préfecture du département du sud-ouest.
"Plusieurs reprises de feu ont été traitées cette nuit mais sont sous contrôle (...) grâce au travail des sapeurs-pompiers. La surface brûlée n'a pas évolué", selon la même source. Dans la journée, Météo-France prévoit une hausse des températures jusqu'à 33 à 35°C à l'intérieur des terres, accompagnées d'un vent orienté au sud-est et des brises océaniques d'ouest sur le littoral, qui pourraient attiser à nouveau le brasier.
07:43
Un pompier décède dans les Bouches-du-Rhône
Dans les Bouches-du-Rhône, un pompier volontaire de 38 ans, le caporal Laurent Masson, est décédé lundi, après que le camion-citerne "dans lequel, il circulait seul, a fait une sortie de route" au nord d'Arles.
L'homme "partait effectuer le ravitaillement en carburant du CCF 4.000 dans lequel il se trouvait", précisent les pompiers. En arrêt cardio-respiratoire à l'arrivée des secours, il n'a malheureusement pas pu être réanimé.
06:16
Le retour de la chaleur fait craindre une aggravation en Gironde
Le retour de la chaleur fait craindre une nouvelle aggravation des incendies mardi en Gironde, où les feux ont déjà ravagé 42.000 hectares et face auxquels Emmanuel Macron a appelé à "rester unis" pour en venir à bout.
"Face à une situation qui reste très imprévisible, la mobilisation reste pleine et entière particulièrement à la veille d'une journée qui devrait être marquée par une hausse significative des températures, et une baisse de l'hygrométrie", a abondé la préfète de la Gironde dans un point de situation lundi à 22H30.
La Gironde et les Landes passeront en vigilance jaune canicule dès mardi midi, Météo-France y prévoyant une "nouvelle vague de chaleur", avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 40°C mercredi et des vents un peu moins forts mais plus secs.
"Les semaines à venir seront dures et on doit tenir", avait lancé lundi le président de la République, dans la salle de crise du centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). "On reste unis et on se bat pour gagner la bataille partout", a-t-il dit en délivrant dans la soirée une bonne nouvelle: le feu est désormais "fixé" dans les Landes.
Concrètement, a précisé le Sdis à l'AFP, "500 hectares ont été parcourus en 24 heures" et "la journée a été plus favorable, comme espéré par les pompiers". Dans l'ensemble, les départs de feux ont été "contenus".
21:00
Hier
"On a la situation la plus dure qu'on ait jamais mesurée, la plus dure depuis la Seconde guerre mondiale", affirme Emmanuel Macron depuis la Gironde. Il précise que plus de 160.000 hectares ont déjà brûlé.
20:59
Hier
L'incendie à Biscarosse est "fixé"
L'incendie, survenu jeudi près de Biscarrosse dans les Landes, dans le sud-ouest de la France, est désormais "fixé", a annoncé lundi Emmanuel Macron.
"Le feu est fixé, ce qui est une bonne nouvelle dans les Landes", a annoncé le président français depuis la salle de crise du centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS) de Bordeaux.
En Gironde, département voisin où brûle un mégafeu menaçant l'agglomération de Bordeaux depuis mercredi, "on continue de se battre. Il a été stabilisé, comme on dit, mais il continue d'être virulent et il faut être extrêmement prudent pour les prochaines heures et les prochains jours", a-t-il ajouté.
18:19
Hier
Déjà 162 personnes interpellées en France car soupçonnées d'incendie criminel
Depuis le 6 juillet, 162 personnes ont été interpellées en France car elles sont soupçonnées d'incendie criminel en lien avec les feux de forêt qui ravage le sud du pays. C'est ce qu'a annoncé lundi le Premier ministre Sébastien Lecornu sur le réseau social X. "(Les incendiaires) seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice", a-t-il prévenu.
Au total, plus de 116.000 hectares -nouveau record après 2022- ont été parcourus par les incendies en France depuis début 2026. Cela correspond à sept fois la superficie de la Région de Bruxelles-Capitale. En France, l'incendie criminel est passible d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à quinze ans.
15:45
Hier
Une nouvelle vague de chaleur à partir de mercredi en Espagne
L'Espagne s'apprête à vivre une nouvelle vague de chaleur à partir de mercredi, et ce "au moins" jusqu'à dimanche, a annoncé lundi l'Agence météorologique nationale (Aemet). L'agence alerte de risques "extrêmes" d'incendies, au moment où le pays vit les pires feux de forêt de son histoire.
"Le niveau de risques d'incendies continuera d'augmenter jusqu'à atteindre des valeurs extrêmes, compliquant les opérations d'extinction en raison des températures élevées" et "du vent", a averti l'Aemet dans un communiqué.
15:44
Hier
Dans le Var, où 2.000 personnes ont été évacuées, l'incendie est "contenu" malgré des reprises attisées par le mistral, après avoir parcouru 4.500 hectares, selon les pompiers. D'autres feux sont en cours en Corse et dans les Hautes-Alpes.
13:55
Hier
Le feu "stabilisé" mais "pas fixé" en Gironde
L'incendie en Gironde, qui a ravagé quelque 42.000 hectares depuis mercredi, est "stabilisé" mais n'est "pas fixé", a indiqué lundi le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez. A la sortie du Conseil des ministres, il a appelé à "vraiment rester très prudent", alors qu'un nouvel épisode de vague de chaleur est attendu à partir de mardi.
Le président français Emmanuel Macron a présidé une "cellule interministérielle de crise" au ministère de l'Intérieur, et va se rendre lui-même en Gironde lundi "en milieu d'après-midi", selon l'Elysée. "Il ira à la rencontre des forces mobilisées (...) ainsi que des élus pour les remercier de leur engagement de chaque instant".
Mardi, une nouvelle vague de chaleur est attendue, avec des maximales jusqu'à 40°C et des vents un peu moins forts mais plus secs.
Au total, 240 habitations ont été détruites en Gironde, selon la préfecture. 84 sapeurs-pompiers ont été blessés. Pompiers volontaires, agriculteurs et particuliers s'organisent pour apporter de l'aide: des convois de tracteurs, pickups et utilitaires remplis d'eau sillonnent lundi les routes de Gironde.
12:35
Hier
Dans la Gironde en feu, l'appui essentiel des agriculteurs pour amener l'eau aux pompiers
Des convois de tracteurs, pickups et utilitaires remplis d'eau sillonnent lundi les routes de Gironde, dans le sud-ouest de la France, pour prêter main-forte aux pompiers en lutte contre le mégafeu, temporairement apaisé.
Des tracteurs équipés à l'avant de grilles métalliques pour déboiser, des pickups remorquant des citernes d'eau et des camions de chargement de bois roulent à vive allure pour rejoindre une colonne de véhicules de pompiers. "On est parti à 04h30 ce matin du Lot-et-Garonne. On cherche à aider. Je suis chasseur et je veux garder la nature comme elle est", explique à l'AFP Christopher Bonnefond, 25 ans, agriculteur et transporteur de bois, venu avec quatre collègues paysans.
Pour tenter de noyer le feu qui couve, il faut de l'eau, énormément d'eau. Emmené par les pompiers vers l'une des rares bornes encore pleines, le groupe d'agriculteurs remplit deux cuves habituellement dédiées à l'épandage de lisier, ainsi que des citernes en plastique. Au total, près de 25.000 litres sont acheminés par leurs deux tracteurs et leurs deux pickups aux couleurs de la Coordination rurale.
"Rien qu'une cuve, c'est trois à quatre fois la capacité d'un camion de pompier. C'est un gain de temps énorme pour eux", sourit fièrement Christopher Bonnefond, debout sur l'une d'elles lors du remplissage. "Leur appui est vraiment essentiel", apprécie un soldat du feu. "Les agriculteurs sont très mobilisés parce que la générosité fait partie de leur culture", a salué dimanche la préfète de Gironde, Sophie Brocas, en soulignant néanmoins que cette aide "doit être organisée" et ne pas relever d'"initiatives individuelles".
Mais pour Théo Hernandez, président des Jeunes Agriculteurs de Gironde, présent depuis vendredi en soutien des pompiers entre le bassin d'Arcachon et Bordeaux, "il faut que la préfète sorte un peu des bureaux. Ça ne peut marcher pas comme ça." "On voit la fumée, on y va. On a du matériel qui peut transporter 300 mètres cubes, on fait des allers-retours entre le point d'eau et les pompiers... On n'est pas là pour faire le buzz mais pour aider le plus rapidement possible", insiste le viticulteur.
12:24
Hier
Une "nouvelle vague de chaleur" se profile en France
La France connaîtra à partir de mardi une "nouvelle vague de chaleur", avec des températures élevées défavorables à la lutte contre les feux, a confirmé lundi Météo-France.
"Les fortes chaleurs s'installent sur une grande partie du pays mardi 28 juillet, avec un pic d'intensité mercredi 29 juillet", journée marquée par "des pointes à 40°C sur le Sud-Ouest", écrit l'établissement public dans un point d'information.
11:30
Hier
Le Secours populaire français lance une campagne de collecte de fonds
Le Secours Populaire a lancé un appel aux dons pour les victimes des incendies de forêt. Présente sur tout le territoire français grâce à ses réseaux de bénévoles locaux pour aider à lutter contre la pauvreté, l'association intervient également lors de catastrophes telles que les feux de forêt.
"Face à cette situation dramatique, le Secours populaire lance un appel à la solidarité afin de venir en aide aux populations durement touchées, en Gironde et dans les Landes, mais également dans le Var et dans tous les territoires où les incendies sévissent", affirme le Secours populaire. "Les dons financiers sont essentiels pour aider rapidement les personnes touchées par ces incendies et poursuivre l’indispensable solidarité. Des initiatives de collectes peuvent aussi s’organiser en lien avec les comités et les fédérations du Secours populaire. Toutes les bonnes volontés sont invitées à se mobiliser. Si aujourd’hui, l’urgence est d’aider, demain il faudra accompagner la reconstruction."
10:59
Hier
Le gouvernement français affirme que l'opposition "ment" sur la lutte contre les incendies
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé lundi à franceinfo que les moyens de lutte contre les incendies avaient "massivement augmenté" sur la dernière décennie et accusé l'opposition d'amplifier un "mensonge" et une "polémique grossière". Selon elle, le budget de la sécurité civile a "quasiment doublé" depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.
"Dire aujourd'hui que les moyens ont baissé depuis 2017 (...) c'est un mensonge éhonté et c'est une polémique grossière dans un moment qui devrait appeler chacun à un peu de gravité", a-t-elle ajouté. La porte-parole a dénoncé "des polémiques qui ont été savamment utilisées par La France insoumise, d'une part, par le Rassemblement national d'autre part".
Parmi les critiques qui ont visé le gouvernement, le manque d'avions Canadair disponibles. LFI et le RN avaient notamment accusé l'exécutif d'avoir annulé la commande de deux appareils en 2024. Ce n'était "pas dû à une volonté de ne pas en acquérir davantage" mais "à un engorgement de la chaîne de production", a répondu Maud Bregeon. Elle a affirmé que, si les Canadair sont "importants", la France dispose aussi d'avions Dash, d'avions d'intervention en location, d'hélicoptères et d'un A400M qui a été mobilisé ce week-end. Selon elle, les "lignes de front face au feu sont essentiellement tenues par des interventions terrestres".
Maud Bregeon a par ailleurs critiqué les comportements "incompréhensibles" de personnes interpellées en train de fumer en forêt ou d'allumer un barbecue dans une zone à risque. "Personne ne comprend ça, et ça a de quoi mettre un peu en colère", a-t-elle dit, appelant à la "solidarité" avec les pompiers.
10:40
Hier
"Moins" de foyers actifs en Gironde lundi
L'incendie massif qui a parcouru 42.000 hectares en Gironde présente lundi "moins" de foyers actifs, a déclaré à l'AFP un porte-parole du service départemental de secours et d'incendie (Sdis) 33 , mais les pompiers ne sont "toujours pas maîtres du feu".
"On a moins de foyers actifs qu'hier (dimanche). Les conditions météo sont favorables, avec moins de vent. Mais il reste des foyers actifs. Le plus actif d'entre eux est entre Marcheprime et Pierroton" aux portes de la métropole bordelaise, a déclaré à l'AFP le capitaine Wilfried Schneider, officier communication du Sdis 33.
"On ne peut pas dire que le feu est stabilisé. On a stabilisé une situation qui était complètement instable, mais on n'est toujours pas maîtres du feu", a-t-il dit. "On a essentiellement une zone très active et non plus plusieurs zones très actives comme c'était le cas les jours précédents".
10:34
Hier
Fatigués, les pompiers girondins entre espoir et crainte
L'incendie "s'est vraiment calmé cette nuit" mais "il peut repartir à tout moment", confie à l'AFP un pompier girondin, sous couvert d'anonymat. "On a tourné partout pour protéger les maisons, mais on a rien trouvé, le feu n'est jamais arrivé", dit-il. Il était chargé de protéger les zones périurbaines "pour éviter que ça crame les habitations comme au Porge ou au Ferret", presqu'île touristique évacuée dès vendredi.
Dans l'enceinte d'un établissement scolaire, une quarantaine de camions de pompiers stationnent, à côté de citernes prêtés par des agriculteurs et des professionnels du bâtiment. Des dizaines de pompiers aux traits tirés et les yeux fatigués, petit-déjeunent dans le réfectoire.
10:16
Hier
Les assurances prendront en charge les frais de relogement
Les frais de relogement des personnes évacuées à travers la France à cause des incendies seront à charge des assurances, a déclaré le ministre de l'Economie, Roland Lescure. En outre, "plus de 13.000 entreprises" ont été évacuées en Gironde et "ne peuvent pas, évidemment, mener leur activité normale" du fait des violents incendies, a ajouté Roland Lescure, dans un discours relayé par franceinfo, tout en déclarant: "On est à leurs côtés". "La mobilisation générale est présente pour cette catastrophe écologique, évidemment, et sociale", qui "est aussi un coup de tonnerre économique qui affecte une région qui n'en avait pas besoin".