L’industrie belge du meuble dénonce la concurrence chinoise: “Vendus à des prix auxquels ils ne peuvent même pas être fabriqués en Europe”
L’industrie du meuble belge exprime des inquiétudes croissantes face aux importations chinoises, “qui vend à des prix auxquels nous ne pouvons même pas fabriquer les meubles nous-mêmes”.
Kevin Dupont
Source: Belga
8 octobre 2026, 13:49
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Les importations de Chine ont bondi de 90% ces cinq dernières années, souligne Kevin Snyders, de la fédération sectorielle Fedustria. En 2025, les importations de meubles chinois en Belgique s’élevaient à 884 millions d’euros et sur le seul premier semestre 2026, leur valeur a atteint 683 millions d’euros. Les importations en provenance de Chine représentent près d’un tiers (31,8%) du total des importations de meubles et le secteur craint qu’elles représentent d’ici quelques années la moitié des importations totales de meubles.
Les industries belge et européenne du meuble dénoncent une concurrence déloyale de la Chine, qui est le premier producteur et exportateur mondial de meubles. “On y fabrique des meubles en masse. Maintenant qu’ils ne peuvent plus les écouler aux États-Unis, avec les droits de douane, ils sont expédiés vers l’Europe”, explique Kevin Snyders. “Des entreprises se plaignent de meubles de Chine vendus ici à des prix auxquels ils ne peuvent même pas être fabriqués en Europe”.
Un chiffre d’affaires en baisse
Il n’y a pas de concurrence loyale, dénonce Fedustria qui évoque des règles de production toujours plus sévères en Europe couplées à une quasi-absence de contrôles des importations venant de Chine. Les fabricants de meubles appellent dès lors les responsables politiques à un meilleur contrôle du marché européen, à des contrôles douaniers plus stricts et à une politique anti-dumping plus affirmée de la part de l’Europe.
Le chiffre d’affaires de l’industrie belge du meuble a diminué en 2025 pour la troisième année consécutive, enregistrant un recul de 4,3% par rapport à 2024, selon Fedustria. Cette tendance à la baisse s’est également poursuivie au premier trimestre de 2026, avec un chiffre d’affaires en recul de 2,7% par rapport à la même période de l’année précédente, à 472 millions d’euros.