Islande : suspense pour les résultats du référendum sur l'UE
Les Islandais attendent dimanche l'issue du référendum sur une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne, un scrutin à suspense surveillé de près à Bruxelles.
Dans le sillage de la crise financière qui avait terrassé son économie, l'île de près de 400'000 habitants avait déposé sa candidature à l'UE en 2009, mais les discussions avaient été gelées en 2013 avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement eurosceptique.
Les quelque 273'000 électeurs étaient invités samedi à répondre à la question suivante: "L'Islande doit-elle rouvrir les négociations d'adhésion avec l'Union européenne?".
Les bureaux de vote ont fermé à 22H00 GMT. En l'absence de sondages à la sortie des urnes, plusieurs heures seront nécessaires avant de savoir clairement si le "oui" ou le "non" l'emporte, tant l'issue s'annonce serrée.
"Non" légèrement en tête
Les sondages publiés en amont du vote de samedi donnaient les deux camps au coude-à-coude et le dépouillement a confirmé cette tendance. Selon le décompte en direct de la télévision publique RUV, le "non" était légèrement en tête à 04H15 GMT, devançant le "oui" d'un peu plus de 400 voix, après décompte de 152'243 suffrages.
>> Voir le reportage du 19h30 en Islande :
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Second référendum en cas de oui
En cas de victoire du "ja", une éventuelle adhésion resterait soumise à un second référendum, organisé après la conclusion d'un accord avec l'UE.
La question de la pêche, pilier historique de l'économie nationale, dont l'Islande veut garder la maîtrise, serait alors probablement âprement débattue, même si Bruxelles affiche sa volonté de trouver des "solutions créatives".
Formellement, ce référendum a une valeur consultative, mais le gouvernement, une coalition conduite par la Première ministre sociale-démocrate Kristrun Frostadottir, s'est engagé à en respecter l'issue, quelle qu'elle soit.
"La course a été serrée, extrêmement passionnante", a noté Kristrun Frostadottir samedi, après avoir voté dans une école de Reykjavik.
La campagne "a permis de relancer le débat sur l'Union européenne, sur la place de l'Islande dans le monde et, plus largement, sur son positionnement géopolitique", a-t-elle dit.
Conférence de presse à 13h
Le gouvernement a convoqué une conférence de presse dimanche à 13H00 GMT pour évoquer les suites qu'il compte donner au scrutin.
En cas de victoire du "non", il a d'ores et déjà promis de ne pas relancer les négociations d'adhésion pendant son mandat qui court jusqu'en 2028 et indiqué qu'il saisirait le Parlement de la question d'un éventuel retrait formel de la candidature islandaise à l'UE.
Les politologues jugent improbable qu'il présente sa démission.
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afp/fgn