La capture d’un caporal de la Légion étrangère française revendiquée
20 Minutes avec AFP
Publié le 31/08/2026 à 02h13 • Mis à jour le 31/08/2026 à 02h17
En Colombie, le sort de José Olger Melo Charry se précise. La guérilla de l’EMC a revendiqué dimanche la capture de ce Colombien de la Légion étrangère française, la principale dissidence des ex-FARC précisant qu’il est « en parfaite santé ».
Caporal en permission, il a été pris en otage le 6 août alors qu’il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, avait révélé l’armée colombienne jeudi.
Un « prisonnier de guerre »
Des unités de l’Etat-major central « ont intercepté et fait prisonnier le caporal JOSÉ OLGER MELO CHARRY, membre actif de l’Armée française et appartenant à la Légion étrangère, qui se trouvait en territoire colombien », a indiqué cette guérilla dans un communiqué. « Sa capture a été effectuée après avoir confirmé sa condition de militaire étranger se déplaçant en zone rurale de la municipalité de Cumbitara, un lieu où se déroulent des opérations militaires contre nos unités », a-t-elle ajouté, en français.
« Nous informons les autorités françaises, sa famille et ses amis que le caporal MELO CHARRY est vivant, en parfaite santé, et qu’il a reçu des soins médicaux et une alimentation adéquate », a assuré l’EMC, qui le qualifie de « prisonnier de guerre » et dit rejeter « les termes d'"enlèvement" utilisés par les autorités colombiennes et les médias ».
Agé d’une trentaine d’années, José Olger Melo Charry était arrivé en Colombie la veille de son enlèvement et voyageait avec une femme, elle aussi enlevée avant d’être libérée quelques heures plus tard, selon l’armée colombienne. Selon le ministère français des Armées, le soldat, qui ne dispose pas de la nationalité française, avait un permis l’autorisant à résider en France métropolitaine, mais pas à se rendre en Colombie.
Ivan Mordisco, guérillero le plus recherché de Colombie
Le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, de droite dure, a promis une lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants. Des opérations militaires meurtrières ont déjà eu lieu depuis son investiture le 7 août. De son côté, l’EMC, groupe dirigé par un homme connu sous le nom d’Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie, a rejeté l’accord de paix de 2016 signé à l’époque avec les FARC, aujourd’hui dissoutes.
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La guérilla affirme que « l’intégrité physique » de José Olger Melo Charry est « pleinement garantie tant qu’aucune opération militaire hostile ne sera menée dans la zone », faisant porter au président colombien la responsabilité de « toute tentative d’opération de sauvetage militaire qui mettrait en danger la vie du prisonnier de guerre ».