La Ducasse d'Ath peut commencer, la Grosse Cloche a sonné
La Ducasse d'Ath, c'est une succession de traditions et d'émotions intenses. Celles du samedi commencent par le son de la Grosse Cloche de l'église Saint-Julien. Dès 11h, munis de leurs bracelets d'entrée, les vingt privilégié(e)s tiré(e)s au sort s'amassent devant l'église Saint-Julien pour atteindre le sommet de la tour.
Entre hommage au faubourg de Tournai ou à Goliath, les chants connus par cœur résonnent pendant près d'une heure. De quoi faire patienter les quelques chanceux.
Il est midi, les derniers chants retentissent quand un petit moment de silence arrive parce qu'il faut de la concentration et beaucoup de force pour faire sonner cette grosse cloche. Ce sont d'abord les membres des différents groupes de porteurs ou du cortège qui donnent les premiers sons pour ensuite laisser la place aux vingt personnes tirées au sort qui se relaient pendant près d'un quart d'heure pour faire entendre la Grosse Cloche dans toute la ville !
"Le vrai début de la Ducasse"
Parmi les vingt chanceux de cette année, Cécile. Ce précieux moment, elle ne l'a pas gagné elle-même : c'est son compagnon qui a tenté sa chance et qui a été tiré au sort ! "C'est mon compagnon qui a été tiré au sort et qui me l'a offert pour mon anniversaire, qui était avant-hier. C'est un énorme cadeau, parce que j'adore la Ducasse ; il savait que c'était important pour moi."
Un cadeau que Cécile n'est pas près d'oublier, elle a vécu un moment riche en émotions. "Pour moi, le vrai début de la Ducasse, c'est le moment du tirage des cloches. Être là, c'est un superbe moment à vivre."
Cécile n'est pourtant pas Athoise d'origine mais elle a été baignée dans le folklore depuis toute petite. "J'ai toujours connu la Ducasse parce que mon papa conduisait les chars, mais on n'est pas d'Ath à l'origine. Ça fait 25 ans que j'habite ici."
Stéphanie a tenté "sans trop y croire"
Une autre gagnante du tirage a, elle, découvert le concours via du bouche-à-oreille et sur les réseaux sociaux. "J'avais entendu parler du tirage au sort, l'année passée, et c'est bêtement sur les réseaux sociaux que je suis tombée sur une publication de la Ville qui en parlait. J'ai profité, j'ai cliqué, et voilà." Sur le moment, elle n'y croyait pas vraiment : "Je me suis dit allez, je tente ! C'est notre folklore, c'est une belle expérience, tout le monde ne peut pas le faire…"
L'annonce du tirage l'a énormément surprise. "J'étais très contente et étonnée, c'était un sentiment de joie."
Un tirage au sort qui ravit les Athois
Cette deuxième édition du tirage au sort semble satisfaire les Athois. En ouvrant l'accès au clocher via un tirage au sort, cela permet à un public plus large, et notamment aux gens qui n'auraient jamais pensé vivre ce moment, de tenter leur chance.

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