La feria s’est véritablement lancée ce vendredi à Nîmes, avec de premières animations qui ont amené du monde en ville, prélude d’une soirée qui s’est poursuivie dans les bars et bodegas.

Après une première soirée de mise en jambes jeudi, la feria des Vendanges a pleinement débuté ce vendredi soir. Abrivado rue de la République, fanfares et peñas sur les boulevards ou en centre-ville accompagnant des danseuses brésiliennes, pendant que, dans les arènes, plus de 9 000 aficionados s’enthousiasmaient une nouvelle fois pour le toreo de Roca Rey, la fin d’après-midi a permis de replonger dans l’ambiance de fête. Et chacun a vite retrouvé ses marques, ses habitudes.
« On aime venir ici, entre Nîmois, loin du monde du boulevard Victor-Hugo », nous a ainsi confié un couple de sexagénaires, installé avec des amis à une table, place de la Placette, pour savourer une paella, ce traditionnel repas de fiesta rythmé par les guitares gipsy qui ont animé la soirée.

La meilleure bodega ?

Sur le Victor-Hugo justement, l’ambiance était déjà plus survoltée, à l’image de ce groupe de cinq gaillards cherchant « la meilleure bodega de Nîmes ». Vu leur gabarit, on leur a forcément indiqué celle du Rugby-club nîmois, place Questel, l’une des premières à avoir été prise d’assaut en ce vendredi soir. Comme une entrée en mêlée… ou en feria.


Mais cela a amené cette question ô combien philosophique : quel est le meilleur endroit pour faire la fête pour ce cru 2026 des Vendanges ? À vrai dire, on n’a pas trouvé la réponse. Car, non loin de là, place d’Assas, le Carré Rose a semblé aussi très vite retrouver son rythme de croisière. Au Pablo-Romero, avant même la messe sévillane de minuit, pourtant le summum d’une soirée de feria, c’était déjà le feu. Dans la petite rue Fresque, il a fallu jouer des coudes pour passer du 421 à Margaret, tellement les fêtards semblaient décidés à danser, festoyer, picoler (avec modération), discuter, draguer… Bref, les classiques d’une feria.


Puisque l’on parlait philosophie, on a tenté de trouver Los Filosofos à la Talanquera, mais la célébration de leur 30e anniversaire semblait déjà bien lancée pour tenter toute discussion. On a donc fini par aller boire un rosé sur l’Esplanade, aux Costières, en concluant qu’il n’y a pas de meilleure bodega, puisque le principe de la feria, c’est bien que chacun puisse trouver son bonheur là où le vent le porte. Mais tout de même, pour en être sûr, on recommencera notre tournée ce samedi soir.