La majorité a bien basculé à Ramillies, Jean-Jacques Mathy reste bourgmestre
La motion de méfiance constructive a bien été adoptée ce mercredi 23 septembre 2026 dans la soirée, lors du conseil communal de Ramillies. Elle met fin à la majorité formée par la Liste du Bourgmestre et Écolo et ouvre la voie à une nouvelle coalition entre la Liste du Bourgmestre et trois élus d'Impulsion Ramillies. Jean-Jacques Mathy conserve son poste de bourgmestre.
La motion de méfiance constructive a été adoptée après plus d'une heure de débats lors du conseil communal de Ramillies ce mercredi soir.
C'est dorénavant avec trois des cinq élus Impulsion que la liste du Bourgmestre forme une majorité.
10 contre 5
La motion de méfiance a été votée par 10 oui (les 7 élus de la Liste du Bourgmestre et 3 des 5 conseillers Impulsion) et 5 non (les échevins écolos déchus Daniel Burnotte et Mariève Bertrand, les conseillers Impulsion Ramillies Yvonne de Grady et Rémy Olemans, et la conseillère IC Mireille Paquet). Le conseiller Julien Galvan (IC) s'est abstenu.
Lors des échanges, écartée malgré le meilleur score d'Impulsion aux communales, Yvonne de Grady a annoncé qu'elle voterait contre la motion de majorité, précisant que son vote ne visait ni les personnes, ni le changement, ni la participation d'Impulsion Ramillies à une nouvelle majorité, mais "la manière dont cette majorité est construite". Elle regrette l'absence de véritable dialogue préalable et estime qu'une majorité ne peut reposer uniquement sur une addition mathématique de sièges, mais doit s'appuyer sur un projet clair, une méthode et de la confiance. "Je m'interroge notamment sur les 10 % de divergences restant entre les programmes annoncés comme convergents à 90 %."
Avec Daniel Burnotte et Mariève Bertrand (Écolo) mais aussi son collègue Remy Olemans et la conseillère IC Mireille Paquet, elle se questionne sur le récit de "séparation", de "tensions" ou de "divergences" présenté par leurs anciens partenaires.
Une décision unilatérale
Pour Écolo, la décision de rompre a été unilatérale et aucune discussion réelle n'aurait permis de chercher une solution. Écolo a rappelé avoir travaillé avec la Liste du Bourgmestre pendant six ans, malgré des désaccords sur certains dossiers, et estime que les mécanismes de concertation existants permettaient jusqu'ici d'apaiser les difficultés. "On regrette l'absence de débat sur le fond, ce soir… On le mènera lors des prochains conseils communaux."
Daniel Burnotte a reconnu les divergences sur les dossiers notamment le chantier de l'école, affirmant avoir alerté à plusieurs reprises sur des problèmes qui n'auraient pas été suffisamment pris en compte. "On a finalement dû menacer de jouer un rôle de lanceur d'alerte après l'apparition de graves problèmes sur le chantier pour que cela bouge."
Autre critique : les nombreux changements annoncés au sein du collège dans les prochains mois : "Une succession de mouvements qui va ralentir la gestion des dossiers."
"Des tensions personnelles répétées"
Le bourgmestre Jean-Jacques Mathy reconnaît que tout n'a pas été parfait, mais refuse que la situation soit présentée comme une absence de pilotage de sa part. Il évoque "des tensions personnelles répétées et un climat devenu difficilement supportable à la limite du harcèlement."
Nouvel échevin, Nicolas Berchem insiste, lui, sur la nécessité pour les membres d'un collège de pouvoir travailler en équipe et de respecter les décisions collectives. Il reproche notamment à Yvonne de Grady des votes divergents. "J'ai toujours exercé ma liberté de vote de manière loyale et sans chercher à empêcher l'adoption des décisions", a-t-elle rétorqué.
Nous reviendrons plus en. détails dans notre prochaine édition sur cette soirée mouvementée.
La recomposition de la majorité intervient en cours de législature, moins de deux ans après les élections communales de 2024.
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