"La mettre dans le viseur", "faire exploser sa maison"… La députée Chloé Ridel menacée de mort après ses propos sur un circuit du Gard
Chloé Ridel a demandé la fermeture du circuit de Lédenon les jours de risque incendie élevé. Depuis la députée européenne socialiste est l’objet d’attaques en ligne particulièrement violentes. Elle a annoncé avoir porté plainte.
Sur les réseaux sociaux, certains posts suggéraient de "la mettre dans le viseur, comme en Corse", de la traîner derrière une voiture, voire carrément, appelaient à faire exploser son domicile… Dernièrement, la députée européenne gardoise Chloé Ridel a fait l’objet de violentes attaques notamment sur la plateforme de discussion du magazine AutoMoto, hebdomadaire français spécialiste de l’actualité automobile.
Le motif ? Avoir dernièrement chez nos confrères d’Objectif Gard, et aux côtés de deux associations locales, appelé à la fermeture du circuit de Lédenon les jours de risque incendie élevé.
"Le 5 juillet, un incendie parti du sud de ce circuit a ravagé plus de 500 hectares de garrigue en quelques heures. Ce jour-là, le massif forestier était classé risque incendie noir. Et pourtant, une compétition de karting réunissant 600 participants était autorisée sur le circuit, situé au cœur du massif", dénonce aujourd’hui encore la députée européenne sur son compte Instagram.
"Je ne me laisserai pas intimider !"
Sa tribune chez nos confrères reprise par la presse spécialité a provoqué la colère. Et la députée est, depuis, l’objet de menaces directes et personnelles, notamment de la part des abonnées d’AutoMoto, magazine qui n’aurait pas, selon Chloé Ridel, pris la peine de modérer les commentaires sous l’article à son sujet. "Ce circuit [de Ledenon, NDLR] n’est manifestement pas soumis aux mêmes règles de prudence que les habitants du village face au risque incendie. On interdit les barbecues, le bivouac, certains travaux tout en limitant même l’accès au massif pour une simple promenade… mais le circuit, lui, peut continuer à tourner !", rappelle la députée européenne qui indique avoir porté plainte après les menaces dont elle a fait l’objet.
"Je ne me laisserai pas intimider !", conclut-elle dans un post publié ce samedi 25 juillet, précisant, cependant, que le magazine AutoMoto s’était finalement excusé après avoir fini par supprimer les nombreux commentaires haineux et menaçants à son égard.