l'essentiel L'homme qui avait été condamné en juin pour avoir incendié sa maison et violenté sa compagne qui se trouvait à l'intérieur a été partiellement relaxé par la cour d'appel d'Agen. Les magistrats n'ont pas retenu contre lui l'infraction en lien avec la destruction de l'habitation, faisant diminuer sa peine de 4 ans à 18 mois d'emprisonnement.

Visé par une ouverture d'enquête du chef de tentative d'assassinat au lendemain des faits, on peut dire que le Passageois un temps soupçonné d'avoir incendié sa maison alors que sa compagne se trouvait à l'intérieur, revenait de loin. L'homme de 55 ans, assisté de Maître Laurence de Behr du barreau d'Agen, a été en partie relaxé par la cour d'appel d'Agen ce jeudi 17 septembre, écopant ainsi d'une peine bien moins sévère. 

Au mois de juin dernier, quatre ans d'emprisonnement ferme lui avaient été infligés par le tribunal judiciaire d'Agen, le reconnaissant coupable de destruction du bien d'autrui par moyen dangereux pour les personnes et violences conjugales avec une ITT supérieure à huit jours, tels que les faits avaient été requalifiés. 

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Manque de preuves pour l'incendie

Ses dénégations n'ayant pas été considérées par les magistrats, le mis en cause avait donc interjeté appel de sa condamnation. Avec l'appui de son avocate, chargée de démontrer l'absence d'éléments permettant de retenir son implication dans le départ de feu, il a maintenu sa version des faits.

Si le quinquagénaire a été débarrassé de l'infraction en lien avec l'incendie en seconde instance, les juges l'ont condamné à 18 mois d'emprisonnement pour les violences exercées sur sa conjointe. Celles-ci étaient corroborées par les images de vidéosurveillance de l'avenue de Verdun, où un coup de pied semblait émaner de sa silhouette titubante avant de s'écraser sur la victime, au sol, tandis que les flammes ravageaient l'habitation. 21 jours d'incapacité totale de travail avaient d'ailleurs été délivrés à la mère de famille après examen médical. La piste criminelle, privilégiée par le parquet d'Agen durant les premiers jours d'enquête, avait été abandonnée pour une requalification moindre, mais faisant peser un certain enjeu au vu des nombreux antécédents judiciaires du mis en cause.