RC Lens

Le précédent mercato avait immédiatement transformé Lens. Un an plus tard, les nouvelles recrues offrent un rendement radicalement différent.

Le mercato 2025 du RC Lens avait été un coup de maître. Robin Risser, Samson Baidoo, Matthieu Udol, Mamadou Sangaré, Odsonne Édouard et Florian Thauvin étaient devenus des titulaires importants d’une équipe qui a terminé deuxième de Ligue 1. Un an plus tard, la comparaison avec le nouveau recrutement est défavorable.

Plusieurs recrues pèsent peu pour l’instant

Lens a accueilli une dizaine de joueurs, mais plusieurs investissements importants n’ont encore rien donné. Maik Nawrocki est absent pour plusieurs mois après une grave blessure au genou. Thorgan Hazard, opérationnel, n’a pas été retenu contre le Sporting en Ligue des champions. Jean-Clair Todibo a eu du mal à s’imposer dans la hiérarchie : une seule apparition en un mois et demi, pour un club qui évoque avec prudence son « processus de remise en forme ».

Les autres arrivants ne sont pas encore des titulaires incontournables. Michal Skoras n’a été titularisé qu’une fois, Junior Kadile n’a ni but ni passe décisive et Franjo Ivanovic n’a débuté aucune des deux dernières journées de Ligue 1. Michaël Cuisance est le plus utilisé, avec sept titularisations en neuf rencontres, et Yacine Titraoui montre des promesses malgré une blessure qui a ralenti ses débuts.

Lens doit encore attendre pour juger son recrutement

Le mercato 2025 avait apporté des réponses immédiates et fait de Lens un candidat au sommet du championnat. Celui de 2026 mise davantage sur des joueurs à relancer, des paris et des éléments en phase d’adaptation. Le Lens de Yannick Cahuzac s’appuie sur des principes collectifs affirmés, mais portés pour l’instant surtout par les joueurs déjà en place.

Lens a déjà plus de points qu’au même stade la saison passée, grâce surtout à son ancien noyau. La victoire contre Lyon a montré que le Racing pouvait avancer sans contribution majeure de plusieurs recrues estivales.

Les nouveaux venus ont encore le temps de corriger la tendance. À ce stade de la saison, ceux de l’été 2025 avaient déjà changé le visage du Racing, ceux de 2026 cherchent encore leur place.