La venue de 13 étudiants gazaouis en Belgique vire au pugilat au sein de la majorité
Le Conseil ministériel restreint devait se pencher aujourd'hui sur un dossier délicat – car plus symbolique que concrètement signifiant – : celui des 13 étudiants gazaouis qui ont décroché une bourse de recherche pour étudier dans une université belge. Le problème de ces chercheurs palestiniens est double. Il faut d'abord les faire sortir de la bande de Gaza soumise au contrôle strict d'Israël. Mais, sur ce plan-là, les autorités israéliennes semblent plutôt conciliantes. Il faut ensuite leur délivrer un visa leur permettant d'entrer en Belgique. Et, sur ce plan-là, cela coince. Depuis des semaines, la ministre fédérale de l'Asile, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), refuse de donner son autorisation. Elle craint qu'une fois sur le sol belge, ces étudiants demandent l'asile et créent ce qu'elle appelle un "effet domino".
Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés) qui, lui, est favorable à la venue des étudiants gazaouis a fait inscrire le dossier au kern de ce vendredi. Il s'y est présenté avec une note prônant 3 éléments : l'accueil des 13 étudiants boursiers dans nos universités, la reprise progressive des évacuations de Gaza et la participation financière à une opération conjointe de l'OMS et de la Jordanie pour la prise en charge d'enfants malades.
Rififi au sein du gouvernement sur l'accueil des étudiants boursiers de Gaza : "Un partenaire a totalement rejeté la note de Maxime Prévot"Un marchandage refusé
Mais cette note, bien accueillie par une partie du gouvernement, a été recalée par la N-VA. Ou, pour le dire plus exactement, elle a fait l'objet d'un marchandage que le vice-Premier Engagés a refusé. Il lui a été demandé d'être plus conciliant sur le renvoi de ressortissants afghans sans titre de séjour et de soutenir l'installation de hubs "retours" hors de l'Union européenne pour accueillir les demandeurs d'asile déboutés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays d'origine. "La dignité ne s'achète pas", a fait valoir Maxime Prévot. Qui en a conclu à l'absence de consensus sur l'accueil des étudiants palestiniens.
J'en appelle au gouvernement belge : ouvrez leur la porte !Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.