Face à la sécheresse exceptionnelle dans le Doubs en cette fin d’été, les éleveurs bovins sont contraints de puiser dans leurs stocks de fourrage. La FDSEA alerte sur une hausse des coûts de production de 25 à 30 %, menaçant d’impacter directement les prix futurs du lait et de la viande.

Alors que le thermomètre commence enfin à descendre à l’approche de la rentrée, les fortes chaleurs ne sont pas sans conséquence. Dans le Doubs, département situé dans l’est de la France, la sécheresse a grillé l’herbe, privant ainsi les vaches de pâturage et obligeant les agriculteurs à entamer leurs stocks de fourrage, note Ici Besançon.

Une pénurie de fourrage ?

Si la barre des 40 °C a été franchie à plusieurs reprises dans le sud de la France lors de l’épisode caniculaire, le département du Doubs n’a pas été épargné par les fortes chaleurs et la sécheresse. En témoignent, le niveau particulièrement bas du Doubs (rivière) mais aussi le paysage grillé, l’herbe qui a perdu sa verdure dans les prés.

Ce changement a obligé les agriculteurs à entamer leurs stocks de fourrage, les vaches ne pouvant plus correctement pâturer. "Habituellement, les vaches devraient être aux champs, pâturer dans l’herbe. Mais aujourd’hui, il n’y a pas assez d’herbe. Afin qu’elles démarrent leur lactation au maximum, on garde ces vaches-là à l’intérieur. On les complémente avec du foin, 20 kg par jour, au lieu de 4 ou 5 habituellement", explique Franck Bichet, éleveur de vaches laitières, auprès de BFMTV.

Hausse des coûts de production

Conséquences : les réserves de fourrage sont déjà entamées alors que la saison débute à peine, et les agriculteurs redoutent une pénurie et un surcoût. "L’ensemble des paysans sont en demande pour pouvoir dormir sur leurs deux oreilles, être livré au plus vite possible pour ne pas manquer. C’est un stress aussi permanent pour un agriculteur de voir le stock diminuer de manière journalière", affirme Florent Dornier, président de la FDSEA du Doubs.

Les cours ont déjà augmenté et les agriculteurs devront ainsi supporter des coûts de production en hausse : entre 25 et 30 % supplémentaires, selon la FDSEA. Une partie de la hausse des prix du fourrage pourrait donc être répercutée sur les prix de la viande, mais aussi du lait, indique la chaîne télévisée.