La vidéo du jour. « C'était le projet ultime d'une carrière » : comment Aurélien Dunand-Pallaz a pulvérisé le record du GR20
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« C’était le projet ultime d’une carrière » : comment Aurélien Dunand-Pallaz a …
Vainqueur de la Diagonale des Fous et de la Hardrock 100, deuxième de l'UTMB, Aurélien Dunand-Pallaz s'est attaqué cet été au record du GR20, détenu depuis juillet par François D'Haene. Un objectif qu'il portait depuis six ans, pulvérisé en 27h29.
Benoît Lagneux et Célia Merckens -
Aujourd’hui à 13:46 | mis à jour aujourd’hui à 13:47
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« Le projet est né, je dirais, depuis petit », retrace Aurélien Dunand-Pallaz. Pendant treize ans, l'athlète passe chaque été ses vacances en Corse avec ses parents, avant de se tourner vers la course à pied et de découvrir le GR20. « L'année du Covid, en 2020, il n'y avait pas de compétition, et je me suis dit : "bon, faut aller voir à quoi ça ressemble, cette dalle de cailloux". Et ça m'a plu tout de suite. » Depuis, il a parcouru l'intégralité de ce sentier mythique à quatre reprises, en plusieurs jours, avant de se fixer un objectif bien plus ambitieux : en battre le record.
Long de 166 kilomètres pour 12 000 mètres de dénivelé positif, le GR20 traverse l'île de Beauté d'un bout à l'autre, offrant un parcours technique, caillouteux et montagneux. « À chaque fois que je vais là-bas, je me sens vraiment dans mon élément. C'est des terrains sur lesquels on ne court jamais vite, on marche beaucoup, il y a des cailloux, il faut avoir le pied sûr », note le traileur.
« Je sais qu'à un moment, ça va devenir dur »
Un défi de taille, puisque le record du GR20 porte la signature de grands noms de l'ultra-trail, comme Kilian Jornet ou François D'Haene, ce dernier ayant encore abaissé la référence à 29 h 46 en juillet 2026. « Depuis 2020, c'est dans ma tête, c'est un peu le projet ultime de ma carrière », confie Aurélien Dunand-Pallaz. Peu avant le départ, il se montre confiant mais lucide : « Je me prépare à tous les scénarios, parce que je sais qu'à un moment, ça va devenir dur. Je ne sais pas à quel moment, je ne sais pas à quel niveau, si ça va être une articulation, un muscle, une cheville qui part, des problèmes de ventre... mais des choses vont se passer sur 30 heures de course ».
Épaulé par une équipe de pacers qui se sont relayés tout au long du parcours, Aurélien Dunand-Palaz signe une performance bien au-delà de ses espérances, avec un chrono de 27 h 29, loin devant son propre objectif secret de 28 h 30. « Je pensais pouvoir passer sous les 29 heures. Je m'étais fixé secrètement 28 h 30 et je rêvais d'arriver à moins de 28 h », commente-t-il, avant de laisser surgir son émotion, exsangue : « Je suis très fier, très heureux, c'est une merveilleuse journée, c'était fabuleux ».