Au deuxième jour de sa retraite à Banff, en Alberta, le Cabinet Carney se concentre sur la façon de bâtir une économie nationale plus résiliente et moins dépendante des partenaires commerciaux du Canada. Il est notamment question de la réduction des barrières commerciales interprovinciales.

Il y a une chose qu’on peut faire, c’est retirer les barrières commerciales internes, a dit le ministre du Commerce intérieur et ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, en conférence de presse. C'est essentiel pour le PIB du Canada et pour créer des emplois, ajoute-t-il.

Cette discussion prend place quelques jours après que le gouvernement a annoncé des assouplissements à la Loi sur les évaluations environnementales, dans le but d’approuver un maximum de projets à l’échelle du pays et dans un temps réduit.

Le ministre a précisé que le fédéral souhaite apporter plus de cohérence et de prévisibilité à l’ensemble des projets nationaux, et pas seulement aux quelques grands projets concernés par la Loi sur l'unité de l'économie canadienne (incluant la Loi sur le libre-échange et la mobilité de la main-d'œuvre au Canada et la Loi visant à bâtir le Canada).

Parmi les personnalités avec lesquelles le gouvernement Carney va discuter vendredi se trouvent de nombreux représentants des Premières Nations comme Mark Podlasly, PDG et cofondateur de la First Nation Major Projects Coalition, Dawn Madahbee Leach, présidente du Conseil national du développement économique des peuples autochtones de la Première Nation Aundeck Omni Kaning (à Little Current, en Ontario), et directrice générale de Waubetek Business.

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Le tracé du TGV Ottawa-Montréal sera annoncé cet automne

Le ministre des Transports, Steven MacKinnon, indique que le tracé du tronçon du projet de train à grande vitesse (TGV) qui reliera Ottawa et Montréal sera annoncé cet automne.

Le gouvernement fédéral souhaite commencer la mise en place de ce train, qui reliera Québec, Montréal, Ottawa et Toronto, par une première pelletée de terre prévue en 2029.

Le ministre souligne qu’un accès à des terrains sera nécessaire pour mener à bien le projet et assure faire preuve de la plus totale sensibilité.

C’est 60 mètres d'infrastructure linéaire sur mille kilomètres au Canada, mais ça offre un bien commun, estime-t-il, tout en faisant allusion aux craintes soutenues des résidents de la localité de Mirabel.

Pas de négociations, mais des discussions avec les Américains

Au détour de la conférence de presse de vendredi matin, le ministre LeBlanc a annoncé aux journalistes qu'il avait envoyé un message à son homologue américain Howard Lutnick, en cette journée de commémoration des 25 ans des attentats du 11 septembre 2001, dans lesquels son frère a perdu la vie.

Nous n’avons pas rompu les discussions, mais nous ne sommes pas en négociation.

On a tout l'intérêt du monde à maintenir ces communications, a ajouté le ministre.

Il a néanmoins précisé qu’aucun rendez-vous n’est prévu à Washington avec l’administration Trump pour le moment.

Dominic LeBlanc ne ferme pour autant aucune la porte à une reprise des négociations à l'avenir. Si on voit à un moment donné qu’une entente est possible, qui respecte la souveraineté du Canada et qui est dans l’intérêt économique du Canada, a-t-il précisé.