Publié aujourd'hui à 20h22

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Tous les trois ans, le gouvernement publie une liste des "espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD)", permettant de chasser, piéger, capturer ou déterrer ces dernières toute l'année pour éviter des dégâts pénalisant notamment certaines activités agricoles.

Renards, fouines ou encore corbeaux: le gouvernement a publié ce vendredi 21 août au Journal officiel la liste des espèces jugées nuisibles qui peuvent être tuées ces prochaines années en France.

Tous les trois ans, le gouvernement publie une liste des "espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD)", permettant de chasser, piéger, capturer ou déterrer ces dernières toute l'année pour éviter des dégâts pénalisant notamment certaines activités agricoles.

"Irrationalité biologique" et "non-sens économique"

Dans un arrêté publié ce vendredi, le ministère de la Transition écologique fixe une liste des espèces d'animaux, parfois assortie de conditions ou limitée à certaines communes, selon les départements.

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La belette, la fouine et la martre peuvent ainsi "être piégées toute l'année" mais "uniquement à moins de 250 mètres d'un bâtiment ou d'un élevage particulier ou professionnel ou sur des terrains consacrés à l'élevage avicole, ou apicole dans le cas de la martre". D'autres cas de figure permettant de tuer ces animaux sont précisés.

Sont également concernés, avec des conditions variables, le renard, le corbeau freux et la corneille noire, la pie bavarde, le geai des chênes et l'étourneau sansonnet.

"Irrationalité biologique" et "non-sens économique"

"Au-delà de l'irrationalité biologique qui condamne injustement ces espèces, de l'avis même des scientifiques, cet arrêté est un non-sens économique puisque l'éradication des ESOD coûte 4 fois plus cher que les prétendus dégâts", a réagi Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Faut-il cohabiter avec les espèces dites nuisibles?

Faut-il cohabiter avec les espèces dites nuisibles?

15:30

L'association a indiqué son intention de porter "un recours devant le Conseil d’État contre cet arrêté".

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L'élimination massive des animaux jugés nuisibles en France ne réduit pas les pertes économiques qui leur sont attribuées et pour certaines espèces ne contribue pas non plus à la baisse des effectifs, selon une étude du Muséum national d'histoire naturelle publiée en mars dans la revue Biological Conservation.