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Budget fédéral

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M.BO., MDV, SW

Source: Avec Belga

17 octobre 2026, 12:57Dernière mise à jour: 13:30

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📌 Ce qu’il faut savoir:

• Faute d’accord budgétaire, Bart De Wever a reporté sa déclaration de politique générale à une date ultérieure, la deuxième fois depuis qu’il est entré en fonction.

• Il ne s’est pas présenté à la Chambre pour s’expliquer, pas plus que les autres membres du gouvernement. Les groupes d’opposition se sont succédé à la tribune sans que la majorité ne leur porte la contradiction.

• Le gouvernement se concentrerait désormais sur l’élaboration d’un budget 2027, dont la réforme de la TVA qui divise la majorité, aurait été évacuée.

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Consultez les mises à jour importantes

13:27

Le gouvernement renonce à la loi de stabilité

Le gouvernement fédéral réuni en comité restreint a décidé samedi de se concentrer sur l'élaboration d'un budget pluriannuel plutôt que de mettre en place une loi de stabilité, a annoncé le cabinet du Premier ministre, Bart De Wever.

Mercredi, le Premier ministre a soumis à ses partenaires gouvernementaux la proposition d'une "loi de stabilité", sorte de filet de sécurité en cas de recours aux douzièmes provisoires au début de 2027. L'idée n'a finalement pas été retenue samedi. Les travaux reprendront dimanche afin de poursuivre les discussions sur l'hypothèse de départ, à savoir une trajectoire budgétaire pluriannuelle reposant sur un effort de dix milliards d'euros. 

"Le Kern s'est réuni et a examiné la proposition du Premier ministre visant, dans l'hypothèse d'un recours aux douzièmes provisoires, à préparer une loi de stabilité susceptible de rassurer les marchés financiers et de préserver la cohésion sociale. Après délibération, le Kern a décidé de ne pas poursuivre cette discussion à ce stade afin de se concentrer sur la recherche d'un accord concernant un budget pluriannuel prévoyant un effort de 10 milliards d'euros", explique un communiqué.

12:57

Le gouvernement a repris ses travaux budgétaires

Le gouvernement fédéral a repris samedi ses travaux budgétaires en comité restreint. Le Premier ministre, Bart De Wever, et les vice-Premiers ministres se sont retrouvés à 10h30 au 16 rue de la Loi. Aucun d'entre eux n'a fait de commentaire à son arrivée.

Mercredi passé, le Premier ministre a soumis à ses partenaires une nouvelle proposition: une forme de budget d'urgence reposant sur un effort de quatre milliards d'euros en 2027 destiné à envoyer un signal aux marchés financiers. Parallèlement, les discussions se poursuivraient pour trouver 10 milliards d'euros d'ici 2029.

De Wever
De Wever © VTM NIEUWS

17:18

Hier

Le kern reprend ses travaux samedi matin sur le "bouton d'urgence"

Le gouvernement se réunit en comité restreint samedi à 10h30 sur le budget. Le Premier ministre, Bart De Wever, a soumis mercredi à ses partenaires une nouvelle proposition: une forme de budget d'urgence reposant sur un effort de quatre milliards d'euros en 2027 destiné à envoyer un signal aux marchés financiers. Mais pour Vooruit et le CD&V l'exercice se révèle tout à fait déséquilibré.

Le Premier ministre essaie depuis plusieurs semaines de conclure un accord sur une trajectoire budgétaire pluriannuelle. Avant les vacances, le gouvernement a convenu de trouver dix milliards d'euros supplémentaires d'ici 2029 pour éviter une dégradation accrue des finances publiques et l'effet boule de neige de la dette publique.

Le week-end passé, les discussions ont avorté. Pour la deuxième fois depuis son entrée en fonction, Bart De Wever, n'a pas pu se rendre à la Chambre le deuxième mardi d'octobre pour y prononcer le traditionnel discours de politique générale. Mercredi, il a proposé cette nouvelle formule de budget "bouton d'urgence" ou "filet de sécurité" aux vice-Premiers ministres des différents partis de l'Arizona. Dimanche dernier, il s'était montré clair: au vu des risques financiers qui pèsent sur le pays, il n'est pas question de commencer 2027 sous le régime des douzièmes provisoires.

"Bouton d'urgence"?

La réforme de la TVA, source d'une vive tension entre le MR et la N-VA, a été retirée de la proposition. Les libéraux francophones en avaient fait une ligne rouge infranchissable. Le contenu de ce "bouton d'urgence" demeure flou. Il s'agirait de ne pas indexer les pensions, les salaires des fonctionnaires, les allocations, les budgets de fonctionnement de l'État ainsi que les barèmes fiscaux. Il ne serait en revanche pas question d'une contribution des "épaules les plus larges".

Largement déséquilibré, juge-t-on chez Vooruit et au CD&V. Les socialistes flamands ont même boudé une réunion technique consacrée à cette proposition.

Au CD&V, on maintient l'importance de conclure un accord couvrant plusieurs années. En raison du sommet européen, M. De Wever était absent jeudi à la Chambre. C'est le vice-Premier ministre N-VA, Jan Jambon qui a rappelé cette ambition de trouver 10 milliards d'euros. "L'objectif reste inchangé", a-t-il affirmé. Le "bouton d'urgence" ne serait activé que si la trajectoire budgétaire pluriannuelle n'était pas prête à temps, complétait le chef de groupe Axel Ronse. Le chef de groupe MR, Benoît Piedboeuf, insistait par contre sur l'importance d'élaborer d'abord un budget 2027.

17:12

15 octobre 2026

Le gouvernement discret à la Chambre, au grand dam de l'opposition

La discrétion était de mise au sein du gouvernement quant à l'état des discussions budgétaires, est-il apparu jeudi en séance plénière de la Chambre. L'opposition n'a pas manqué de critiquer cette situation.

Absent mardi lors de la rentrée parlementaire, le Premier ministre Bart De Wever était à nouveau absent jeudi. La majorité a rejeté une motion d'ordre de l'opposition visant à requérir la présence du chef de gouvernement, qui participe à un sommet européen.

C'est dès lors le ministre des Finances Jan Jambon qui s'est présenté devant les députés, ne prenant la parole que pendant une brève minute 30. Le vice-Premier ministre N-VA s'est contenté de souligner que l'intention restait de fournir un effort de 10 milliards d'euros d'ici 2029, refusant de répondre aux questions précises des élus quant à l'état des discussions.

Également interrogé, le ministre du Budget Vincent Van Peteghem (CD&V) s'est montré un peu plus loquace, sans donner pour autant plus de détails. "Notre pays ne peut pas se permettre l'immobilisme", a-t-il souligné, appelant à la conclusion d'un budget qui ne perd par de vue l'"équité".

15:06

15 octobre 2026

La trajectoire pluriannuelle n'est pas abandonnée, assure la N-VA: "Bart De Wever est toujours dans la même logique"

Le "bouton d'urgence" ou "filet de sécurité" que Bart De Wever a soumis aux vice-Premiers ministres de son gouvernement ne signifie pas qu'il aurait abandonné l'idée d'une trajectoire budgétaire pluriannuelle pour trouver 10 milliards d'euros d'ici 2029. Il s'agit de deux démarches "parallèles", a assuré jeudi le chef de groupe N-VA à la Chambre, Axel Ronse, dans les couloirs de l'assemblée.

Ce "bouton d'urgence" consisterait en une série de mesures adoptées avant la fin de l'année afin de donner un signal aux marchés financiers que le gouvernement dispose des outils nécessaires pour agir en cas de détérioration de la situation en Belgique.

Mercredi, M. De Wever a soumis l'idée aux vice-Premiers ministres au cours d'entretiens bilatéraux. L'information a circulé dans la soirée selon laquelle le gouvernement se concentrerait désormais sur l'élaboration d'un budget 2027, dont la réforme de la TVA qui divise la majorité, aurait été évacuée.

"Rien n'est moins vrai. Cela se déroulera en parallèle. Bart De Wever est toujours dans la même logique, travailler sur la 'nullijn' (évaluation de l'exécution des engagements budgétaires précédents), la TVA, la réduction des dépenses, etc. On a toujours nos tableaux. On n'a rien abandonné. La seule question que Bart De Wever a posée aux vice-Premiers ministres, c'est: êtes-vous prêts à introduire ce bouton d'urgence pour faire en sorte que les marchés financiers restent stables?" assuré M. Ronse.

12:33

15 octobre 2026

De Wever veut un filet de sécurité si la situation financière se dégrade

Le Premier ministre Bart De Wever a soumis à ses vice-Premiers ministre un ensemble de mesures qui permettraient au gouvernement, dès l'année prochaine, d'intervenir si la situation financière de la Belgique était menacée, a-t-on expliqué à bonne source. Parallèlement, les discussions budgétaires se poursuivraient et l'Arizona éviterait de commencer 2027 sous le régime des douzièmes provisoires.

Le gouvernement a convenu de trouver 10 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2029 pour faire face à dégradation des finances publiques. Pour ce faire, M. De Wever veut établir une trajectoire pluriannuelle. Dimanche, après avoir constaté le blocage des négociations budgétaires, il a clairement fait savoir qu'il était exclu pour lui d'aborder 2027 sous le régime des douzièmes provisoires (c'est-à-dire la poursuite du budget 2026 par tranche mensuelle) comme il avait dû le faire cette année. La gravité de la situation budgétaire et l'évolution des marchés financiers ne le permettent pas, a-t-il averti.

© ANP / EPA

Une autre source nuançait cette affirmation. Le Premier ministre veut déposer au parlement une série de mesures à approuver avant la fin de l'année lui permettant d'agir si, l'année prochaine, la situation financière de la Belgique était menacée, une sorte de "filet de sécurité", disait-on. Mais il n'est pas question d'abandonner le caractère pluriannuel de l'effort. Selon l'Agence de la dette et la Banque nationale reçues par le "kern" il y a huit jours, l'effet boule de neige de la dette publique pourrait se produire dès 2029, voire plus tôt.

11:45

15 octobre 2026

Benoît Piedboeuf: "L'important, c'est d'avoir un budget 2027"

La première chose à faire est de s'accorder sur un budget 2027, a laissé entendre jeudi le chef de groupe MR à la Chambre, Benoît Piedboeuf, sur les ondes de BX1.

Mercredi, le Premier ministre, Bart De Wever, a soumis à ses vice-Premiers ministres une nouvelle proposition budgétaire. Les contours de celle-ci demeurent flous mais, à bonne source, l'on indiquait que l'exercice se concentrait dans un premier temps sur l'année prochaine. Il serait question d'un effort de quatre milliards d'euros, dont la réforme de la TVA, source de vive tension entre la N-VA et le MR, serait absente. Une autre source se montrait plus nuancée: l'on parle d'une étape intermédiaire, afin d'éviter de commencer 2027 sous le régime des douzièmes provisoires. Au cabinet de M. De Wever, l'on restait muet sur le contenu de la proposition.

"La priorité du gouvernement, c'est d'avoir un budget 2027. L'idéal, c'est de faire une programmation sur plusieurs années mais tout dépend aussi du contexte économique, de la relance de la croissance, etc. L'important, c'est d'avoir un budget 2027. Si on arrive à un budget 2027, on aura une possibilité de fonctionner pour l'année prochaine", a souligné le chef de groupe MR. 

Sur le fond, le député libéral a répété le refus de son parti d'une augmentation de la TVA. La priorité du MR demeure un travail sur les dépenses. M. Piedboeuf vise en particulier les soins de santé et les pensions dont les budgets ont, dit-il, augmenté de "façon exponentielle" au cours des vingt dernières années. Il ne croit pas à des effets néfastes dans la population si les dépenses étaient freinées dans ce domaine. "On ne peut pas dire que l'on ne soigne pas les gens et que l'on n'apporte pas les budgets nécessaires", a-t-il souligné.

Benoît Piedboeuf, chef de groupe MR à la Chambre.
Benoît Piedboeuf, chef de groupe MR à la Chambre. © BELGA

19:42

14 octobre 2026

À la recherche d'un accord sur un premier paquet de 3 à 4 milliards d'euros pour 2027

Le Premier ministre Bart De Wever travaille sur une nouvelle stratégie pour relancer les négociations budgétaires au point mort, selon VTM Nieuws. "La solution consiste à résoudre le gros problème par morceaux", a indiqué le journaliste Karel Lattrez.

Au lieu de chercher d'emblée un accord sur la totalité de l'effort budgétaire de 10 milliards d'euros d'ici 2029, Bart De Wever souhaiterait d'abord se concentrer sur une seule année: 2027. Il espère parvenir dans les prochains jours à un accord sur un premier paquet de mesures de 3 à 4 milliards d'euros. La réforme de la TVA disparaît ainsi provisoirement de la table, car elle n'est nécessaire qu'à plus long terme.

"Avec cette nouvelle stratégie, De Wever souhaite déjà améliorer une partie du budget et envoyer un signal fort aux marchés financiers, qui pourraient autrement appliquer des taux d'intérêt plus élevés sur notre dette publique. C'est la nouvelle idée du Premier ministre De Wever", indique encore Karel Lattrez.

15:00

14 octobre 2026

Le PS s'indigne de l'absence de De Wever à la Chambre

Le Premier ministre, Bart De Wever, ne sera pas présent jeudi à la Chambre pour répondre aux interpellations de l'opposition sur l'état des négociations budgétaires fédérales et les tensions au sein de la coalition. Après l'épisode de mardi, le PS s'indigne de la façon dont le chef du gouvernement esquive le débat alors que la majorité est dans l'impasse.

Les groupes d'opposition ont déposé des interpellations au Premier ministre. Tout le monde semblait disposé à trouver un arrangement pour permettre à M. De Wever de venir au parlement malgré le sommet européen qui commence jeudi, et ce d'autant plus que des dispositions avaient été prises si d'aventure le gouvernement avait pu conclure un accord budgétaire. Dans le passé, des solutions avaient été trouvées lorsqu'Alexander De Croo dirigeait le gouvernement fédéral et qu'un sommet européen avait lieu, font remarquer les socialistes. 

Traditionnellement, le Premier ministre prononce son discours de politique générale devant la Chambre le deuxième mardi d'octobre. Faute d'accord budgétaire, Bart De Wever a reporté l'événement à une date ultérieure, la deuxième fois depuis qu'il est entré en fonction. Il ne s'est pas présenté à la Chambre pour s'expliquer, pas plus que les autres membres du gouvernement. Les groupes d'opposition se sont succédé à la tribune sans que la majorité ne leur porte la contradiction.

"Plutôt que de prendre ses responsabilités, le Premier ministre choisit de fuir. Aujourd'hui, il ajoute à la lâcheté le mépris du parlement, la peur d'être confronté à ses échecs", a regretté le chef de groupe PS, Pierre-Yves Dermagne.

06:30

14 octobre 2026

Bart De Wever reprend mercredi des bilatérales avec les vice-Premiers

Le Premier ministre, Bart De Wever, reprendra mercredi des entretiens bilatéraux avec les vice-Premiers ministres des différentes composantes de la majorité, a-t-on confirmé mardi soir à bonnes sources, à la suite d'informations parues dans plusieurs médias.

Samedi, les négociations budgétaires ont avorté au bout d'une réunion de trois heures. Le lendemain, le chef du gouvernement a repris des entretiens bilatéraux avec les vice-Premiers ministres avant d'annoncer dans un communiqué qu'il ne prononcerait pas mardi à la Chambre le discours sur l'état de l'union, faute d'accord sur le budget. Au vu de la situation sur les marchés financiers, il avait également exclu de commencer 2027 sous le régime des douzièmes provisoires. 

Aucune réunion associant les cinq composantes de la majorité n'est encore annoncée. Les journées de jeudi et vendredi seront toutefois fort occupées pour le Premier ministre en raison d'un sommet européen.

© Photo News

12:55

13 octobre 2026

Pour le PS, la méthode De Wever est un échec

Le PS, dans l'opposition au fédéral, se montre très critique sur la méthode de travail du Premier ministre Bart De Wever. Le nationaliste flamand n'est pas parvenu à conclure un accord budgétaire pour le 13 octobre et ne prononcera pas son discours de politique générale dans l'après-midi à la Chambre.

"Moins de 40 heures"

"Le gouvernement a été alerté depuis mars de la situation budgétaire et du déficit qui se creuse. En juillet, il s'est mis d'accord sur un effort de 10 milliards. Et depuis, Bart De Wever, le MR et les Engagés regardent le temps qui passe. Ils ont d'abord reporté le travail à septembre et, depuis lors, se sont réunis seulement sept fois en kern, pour un total de moins de 40 heures sur le budget", observent les socialistes francophones. Résultat : "le gouvernement fédéral rejoue la même mauvaise pièce qu'en 2025", écrit le PS dans un communiqué.

"Plus qu'un simple discours reporté, ce retard symbolise l'incapacité du gouvernement à gouverner, mais surtout à offrir une réponse aux dizaines de milliers de personnes qui étaient dans les rues pour demander plus de pouvoir d'achat, des pensions dignes, de la justice fiscale, une réponse climatique à la hauteur des enjeux et un avenir pour les jeunes", déplore le chef de groupe Pierre-Yves Dermagne.

Selon le PS, depuis la mise en place du gouvernement De Wever, tous les indicateurs sont passés au rouge. "Les Belges méritent mieux que le désert de l'Arizona. Le gouvernement est visiblement incapable de faire face à la situation. Cette majorité doit donc arrêter de bloquer les propositions qui renforcent le pouvoir d'achat, font contribuer les épaules les plus larges et soutiennent les pensionnés tout en réduisant le déficit", conclut Pierre-Yves Dermagne.

14:42

12 octobre 2026

Anders accuse De Wever de "mauvaise méthode, mauvais timing et manque de leadership"

Selon le président des libéraux flamands d'Anders, l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations budgétaires fédérales, est due à une "mauvaise méthode, un mauvais timing et un manque de leadership" du Premier ministre Bart De Wever (N-VA). Le parti d'opposition se range du côté de son parti frère francophone. Les libéraux francophones bloquent une augmentation de la TVA, un refus considéré par les partenaires de la coalition Arizona comme responsable de l'impasse.

Dimanche soir, le Premier ministre a publié un communiqué annonçant le report de son discours de politique générale, prévu mardi à la Chambre. "Manifestement, notre Premier ministre manque du leadership nécessaire pour mener cette tâche difficile à bien", selon le président du parti Frédéric De Gucht. Selon lui, "l'historien Bart De Wever reste bloqué dans des analyses du passé, alors que notre pays a aujourd'hui besoin de décisions pour l'avenir. La solution ne réside pas dans des augmentations d'impôts, mais dans la réduction des dépenses et la stimulation de la croissance économique."

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Selon lui, "soutenir que le budget ne peut être assaini qu'avec une réforme de la TVA est une absurdité totale. La N-VA fait au niveau fédéral exactement ce qu'elle fait en Flandre: recourir à des hausses de charges. C'est l'État qui doit se serrer la ceinture, pas les citoyens ni les entreprises qui créent notre prospérité."

La réforme de la TVA est une des mesures sur la table en vue de procéder à un effort supplémentaire de 10 milliards d'euros d'ic la fin de la législature en 2029. La proposition recalée consiste à faire passer le taux de TVA de 21% à 22% et de fusionner les taux réduits de 6% et 12% en un taux réduit unique de 9%.

09:41

12 octobre 2026

Personne ne tire profit d'un bras-de-fer, selon Sammy Mahdi

Le président du CD&V Sammy Mahdi estime que personne ne tire profit du "bras de fer" dans lequel les discussions budgétaires fédérales se sont enlisées.

Il met en garde contre la réaction des marchés financiers en cas de nouvelles élections ou d'échec des négociations. "Il n'y a qu'une seule solution: que tous les partis se réunissent et discutent, non seulement de la TVA, mais aussi de nombreux autres sujets", a-t-il déclaré lundi au micro de l'émission De Ochtend sur Radio 1 (VRT).

Sammy Mahdi juge absurde de désigner un bouc émissaire, alors que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, est pointé du doigt pour ce blocage. Il estime toutefois que le MR semble vouloir venir à la table des négociations avec un "joker", en rejetant d'emblée une réforme de la TVA, dès le début des discussions. "Si tout le monde fait ça, il n'y aura plus rien à discuter", conclut le chrétien-démocrate.

© BELGA

Il souligne que de nombreux points de discussion restent en suspens. Il propose désormais d'évaluer jusqu'où les partis peuvent avancer sur ces points. "Un accord, ou une évolution vers une position différente, pourrait permettre d'accroître la marge de manœuvre concernant la TVA, un sujet sensible pour le MR", déclare Sammy Mahdi. Le président du CD&V maintient son engagement en faveur des baisses d'impôts et souhaite également que le seuil de 10 milliards d'euros d'effort d'ici 2029 ne soit pas abaissé.

Néanmoins, Sammy Mahdi reste optimiste. "Si tout le monde est de bonne volonté, un accord est tout à fait envisageable. Trouver 10 milliards d'euros n'est pas chose facile. Il faut aussi s'attaquer au problème important des malades de longue durée, au faible taux d'emploi et à l'inefficacité de notre pays. Nos dépenses publiques sont bien supérieures à celles des pays voisins. Il ne s'agit pas de simples négociations budgétaires. Mais pour l'instant, nous n'avons pas le temps de nous quereller ou de nous livrer à des bras de fer."

21:51

9 octobre 2026

Le kern se réunirait samedi à 15h

Le kern se réunira à nouveau samedi vers 15h, affirme HLN. Le Premier ministre De Wever présenterait à cette occasion une nouvelle proposition à ses partenaires de coalition.

19:31

9 octobre 2026

Aucune réunion du kern prévue pour le moment

On ignore toujours à quel moment le comité restreint (kern) du gouvernement fédéral se réunira à nouveau pour discuter du budget. Une seule certitude, aucune réunion n'est prévue ce vendredi soir, a-t-on appris à l'issue d'une journée consacrée à des entretiens bilatéraux entre le Premier ministre Bart De Wever et chaque vice-Premier ministre. Seul un Conseil des ministres classique s'est tenu sous format électronique pendant le temps de midi.

La coalition Arizona est toujours à la recherche de 10 milliards d'ici 2029 pour éviter un emballement de la dette. Mercredi soir, le gouverneur de la Banque nationale et le directeur de l'Agence de la dette ont fait rapport au "kern". Selon eux, l'effet boule de neige de la dette publique pourrait même se produire plus tôt que prévu. Les partenaires butent toujours sur plusieurs pierres d'achoppement, dont la TVA ou la norme de croissance des soins de santé.

Jeudi à la Chambre, Bart De Wever a lancé un nouvel appel au sens des responsabilités. "Aujourd'hui, ceux qui n'ont pas le courage de dépasser leurs propres tabous contribuent à un endettement que nous ne pourrons plus résorber sans une perte de prospérité considérable", a-t-il affirmé.

Le Premier ministre souhaite idéalement finaliser son accord pour mardi prochain, le 13 octobre, date à laquelle il doit prononcer son discours de politique générale à la Chambre.

15:21

8 octobre 2026

Bart De Wever en appelle une nouvelle fois à dépasser les tabous

Le Premier ministre, Bart De Wever, a lancé jeudi à la Chambre un nouvel appel au sens des responsabilités à la veille d'un week-end budgétaire qui pourrait s'avérer décisif.

"Aujourd'hui, ceux qui n'ont pas le courage de dépasser leurs propres tabous contribuent à un endettement que nous ne pourrons plus résorber sans une perte de prospérité considérable", a-t-il affirmé.

Ce n'est pas la première fois que le chef du gouvernement s'adresse à ses partenaires de majorité et les met en garde contre la situation des finances publiques. Mais aujourd'hui, le temps est compté. En principe, M. De Wever doit se présenter mardi devant les députés afin de tenir le traditionnel discours de politique générale. Pour ce faire, il doit avoir conclu un accord sur le budget.

Le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), le 8 octobre 2026 à la Chambre des représentants.
Le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), le 8 octobre 2026 à la Chambre des représentants. © BELGA

Et sur les marchés internationaux, la situation s'aggrave. Jeudi soir, le gouverneur de la Banque nationale et le directeur de l'Agence de la dette ont fait rapport au "kern". L'effet boule de neige de la dette publique pourrait se produire plus tôt que prévu: 2029, voire 2028.

"Si les tendances actuelles se poursuivent, nous risquons d'assister à un effet boule de neige sur les intérêts d'ici 2029. Dans un scénario plus défavorable, cela pourrait même survenir plus tôt", a expliqué M. De Wever.

En 2026, l'État fédéral consacrera 2,5 % du PIB du pays au paiement des intérêts de la dette, soit 16,7 milliards d'euros. A politique inchangée, ce chiffre atteindra 5,9 % du PIB en 2035. Les charges d'intérêt s'élèveront alors à plus de 50 milliards.

"Il ne s'agit pas d'une croissance progressive, mais d'une véritable explosion", a averti le Premier ministre.

"C'est donc très simple: soit nous passons à la vitesse supérieure dès maintenant et prenons les mesures nécessaires pour consolider l'État-providence et offrir des perspectives à nos citoyens, soit nous devrons, à court terme, payer le prix de la mauvaise gestion du passé et de l'irresponsabilité d'aujourd'hui", a-t-il poursuivi.

06:14

8 octobre 2026

"Nous ne sommes encore nulle part"

Le Premier ministre Bart De Wever a soumis à ses collègues de nouveaux tableaux budgétaires.  "On a eu une réunion utile pour commenter la structure proposée même s'il reste d'importantes divergences", a souligné le vice-Premier ministre, Maxime Prévot (Les Engagés).

"Situation compliquée", appuyait une autre source. "Nous ne sommes encore nulle part", commentait plus franchement une troisième.

Des entretiens bilatéraux sont prévus jeudi avant un nouveau "kern" vendredi au cours duquel les principaux ministres du gouvernement De Wever devront décider s'ils entrent ou non dans une négociation au finish. Le Premier ministre est attendu en principe mardi à la Chambre pour y tenir le traditionnel discours de politique générale.

Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA)
Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) © BELGA

22:11

7 octobre 2026

L'Agence de la dette met en garde: "L'effet boule de neige des taux d'intérêt menace de nous frapper deux, voire trois ans plus tôt"

L'Agence de la dette prévient que, dans le contexte géoéconomique actuel, l'effet boule de neige des taux d'intérêt pourrait se produire dès 2029, soit deux ans plus tôt que prévu. Si les taux d'intérêt continuent d'augmenter, cela pourrait même arriver dès 2028, soit trois ans plus tôt .

Cette "effet boule de neige" fait référence au fait que le gouvernement doit payer des intérêts de plus en plus élevés sur sa dette nationale, ce qui peut entraîner une nouvelle augmentation de la dette et, par conséquent, une hausse encore plus importante des coûts d’intérêt.

Les conséquences budgétaires sont importantes. D’ici 2029, le déficit budgétaire serait supérieur de 0,3% au produit intérieur brut (PIB). Converti en euros actuels, cela représente un déficit supplémentaire d’environ 1,8 milliard d’euros .

19:36

7 octobre 2026

De Wever présente un nouveau tableau budgétaire

Le gouvernement fédéral s'est à nouveau réuni mercredi soir à 19 heures en comité restreint pour discuter du budget. Le Premier ministre Bart De Wever a présenté un nouveau tableau budgétaire, ce qui constitue "sans aucun doute un pas dans la bonne direction", a souligné le vice-Premier ministre CD&V, Vincent Van Peteghem, à son arrivée au 16 rue de la Loi.

La réunion a débuté par une présentation de Pierre Wunsch et Jean Deboutte, respectivement dirigeants de la Banque nationale et de l'Agence de la dette. À l'invitation de M. De Wever, ils sont venus une nouvelle fois exposer la gravité de la situation budgétaire.

"On n'a pas besoin de me convaincre de la nécessité de l'exercice auquel nous sommes confrontés", a assuré M. Van Peteghem.

Aucun accord n'est attendu ce mercredi.

16:14

7 octobre 2026

De Wever invite BNB et l'Agence de la dette à expliquer l'urgence de la situation aux ministres en kern

Le gouvernement fédéral reprendra mercredi soir ses travaux en comité restreint sur le budget. La réunion aura lieu entre 19h et 20h, un peu plus tard que prévu en raison des activités parlementaires.

Les dirigeants de la Banque Nationale de Belgique (BNB) et de l'Agence de la dette ont été conviés. Le Premier ministre, Bart De Wever, martèle depuis plusieurs semaines qu'un assainissement en profondeur des finances publiques ne peut plus attendre. Avant les vacances, le gouvernement a convenu de trouver plus de 10 milliards d'euros. Afin de bien faire comprendre la gravité de la situation, le Premier ministre a invité le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch, et le directeur de l'Agence de la dette, Jean Deboutte. Sur les marchés financiers, le taux d'intérêt belge à long terme (10 ans) oscille autour de 4,4 %, son plus haut niveau depuis 2012.

Le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch.
Le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch. © Photo News

Les principaux ministres du gouvernement De Wever se sont quittés dimanche soir sans accord. Des groupes de travail ont pris le relais. Selon plusieurs sources, les discussions n'ont guère avancé. La question de la "nullijn" n'est pas réglée, soit l'évaluation des économies budgétaires convenues par les différents ministres lors des exercices précédents mais qui n'ont pas encore été réalisées.

Jusqu'à présent discret, Vooruit est sorti du bois mardi. Lors d'une leçon inaugurale à l'UGent, le vice-Premier ministre Frank Vandenbroucke a pointé du doigt les sociétés de management, une pratique d'optimisation fiscale qui coûte chaque année plus de 4 milliards d'euros à l'État, selon les calculs socialistes.

Autre ballon d'essai: une anticipation de la réforme fiscale contre une augmentation de la TVA. La seconde mesure est défendue par la N-VA mais combattue bec et ongles par le MR, et le reste, indiquait-on à bonne source. Interrogé sur le sujet mercredi, dans couloirs du parlement, le vice-Premier ministre, David Clarinval, n'a pas fait de commentaire, pas plus que son collègue de la N-VA, Jan Jambon. "Nous respectons les lignes rouges des autres partenaires, mais nous demandons que l'on respecte les nôtres", soulignait-on dans les rangs libéraux.

À côté des efforts structurels, circulent aussi les demandes des uns et des autres. Le MR et les Engagés ont réclamé un plan pour stimuler la croissance. La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V), souhaite obtenir une centaine de millions d'euros pour répondre aux besoins de son département sous forte pression. La situation des communes flamandes pourrait également s'inviter dans les débats. Le gouvernement flamand fait des économies dans le Fonds des communes qui représentent 277 millions pour la seule ville d'Anvers... dont le bourgmestre en titre n'est autre que le Premier ministre. Interrogé sur la télévision locale ATV, M. De Wever a indiqué qu'il essaierait de leur trouver une "bulle d'oxygène".

Dans six jours, le Premier ministre est attendu à la Chambre pour son discours de politique générale. L'échéance peut-elle être tenue? Beaucoup en doutent, mais il ne reste plus guère de temps si la majorité Arizona veut éviter de commencer l'année prochaine sous le régime des douzièmes provisoires. Or, faisait remarquer un vice-Premier ministre il y a quelques jours, "les problèmes sont connus et ne se résoudront pas comme par magie parce qu'on ferait traîner les choses".

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