"Le groupe vit bien mais il doit encore grandir", tempère Felice Mazzù après la victoire d'Eupen face au RFC Liège
Après plusieurs rencontres en déplacement, l'AS Eupen retrouvait enfin le Kehrweg pour y accueillir un adversaire bien décidé à reprendre des couleurs après un début de saison en demi-teinte. Une motivation insuffisante pour empêcher une nouvelle victoire des Pandas.
"Nous pouvons être mis en difficulté dans le jeu par une belle opposition qui nous était sans doute supérieure mais il n'est pas acceptable de lui donner de tels cadeaux pour la laisser prendre le large, regrette Gaëtan Englebert. J'avais effectué quelques changements au sein de la ligne arrière afin de réduire les espaces. Cela n'a malheureusement pas suffi."

À la pause, le coach liégeois était bien obligé de constater les dégâts avec un marquoir indiquant déjà un avantage de deux buts en faveur des Germanophones. Di Matteo, d'un envoi bien placé, avait ponctué une action limpide pour inscrire son premier but en équipe fanion avant que Nuhu ne profite d'une perte de balle de Ruiz pour s'en aller battre le portier visiteur. Modifiant ses batteries, Liège tente timidement de réagir après le repos mais Kikas, à peine monté au jeu, ruine ses derniers espoirs. Un but dignement fêté par le joueur portugais et… par son entraîneur qui quitte précipitamment sa zone pour aller le féliciter.
"C'était un sprint de vieux, rigole Felice Mazzu. Je me suis un peu fait mal à la cuisse mais je ne devrais pas tarder à récupérer."
guillementAméliorer la gestion mentale.
Alors que la messe semble être dite, un tardif sursaut d'orgueil des Sang et Marine donne la possibilité à Antoine Lejoly de se mettre en évidence devant ses anciens supporters. Effectuant quelques parades de grande classe, le dernier rempart de l'équipe frontalière ne peut pourtant pas empêcher Ngawa de sauver l'honneur.

"On a fait ce qu'il fallait pour remporter le match, à l'exception des dernières minutes où nous avons offert un but à l'adversaire pour lui permettre d'y croire encore un peu. Nous devons encore grandir en maturité et apprendre à mieux gérer nos fins de rencontre, conclut le T1 de l'Alliance. C'était déjà le cas la semaine dernière à Maasmechelen. Il faut améliorer cette gestion mentale. À certains moments, être trop beau, ça ne sert plus à rien."
Un axe de travail qui n'empêchera pas les Noir et Blanc de savourer une indiscutable victoire leur permettant de faire la course en tête avant la trêve internationale et un déplacement piégeux à Merelbeke, pour leur entrée en Coupe de Belgique.
AS Eupen 3-1 RFC LiègeEUPEN : Lejoly, Van Genechten, Plastun, Paeshuyse, Gavory, Fixelles, Keita (74e Maréchal), Di Matteo (41e Muller), Delaurier-Chaubet (64e Caliskan), Nuhu (74e Vidigal), Simakala (64e Kikas).
LIÈGE : André, Paulet, Ngawa, N'Jo, Kitoko (46e Camara), Reynaerts (84e Qevani), Wilmots (64e Shkurti), Guillaume, (46e Rabok), Bruggeman, Ruiz (64e Dendani).
Arbitre : M. Smet.
Cartes jaunes : N'Jo, Paulet.
Carte rouge : 93e Qevani.
Buts : 23e Di Matteo (1-0), 36e Nuhu (2-0), 70e Kikas (3-0), 82e Ngawa (3-1).
Les échos du Kehrweg
Di Matteo blessé
Pas de chance pour le talentueux et jeune médian eupenois. Touché au muscle ischio-jambier, il a été contraint de quitter la pelouse peu avant le repos alors qu'il livrait une prestation haut de gamme couronnée par le but d'ouverture de son équipe.
Lejoly au top
Peu sollicité durant la majeure partie de la rencontre, le portier de l'Alliance a sorti le grand jeu lors du sprint final. De quoi susciter quelques réactions dans le camp liégeois où certains se demandaient, discrètement, pourquoi le club avait préféré miser sur une star de la téléréalité pour défendre ses filets.
D'Ostilio et Mouchamps sur le banc
Victimes expiatoires du partage concédé la semaine passée face à Bruges, les anciens joueurs de l'AS Eupen n'ont pas eu voix au chapitre lors de cette rencontre. Confinés dans un rôle de réservistes, nonante minutes durant, ils n'ont pas été appelés au jeu par leur entraîneur qui a pourtant effectué tous ses changements.
Exclusion de Qevani
Le jeune attaquant luxembourgeois a payé au prix fort la nouvelle règle du "challenge" permettant à un entraîneur de demander à l'arbitre d'aller visionner une phase litigieuse. C'est suite à l'intervention de Felice Mazzu que Wim Smet a décidé de renvoyer aux vestiaires un joueur coupable d'une intervention fautive sur Paeshuyse durant le temps complémentaire.
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