Au sommaire de "la planète des sciences" cette semaine : le mystère du crissement des baskets sur les parquets des gymnases élucidé, un mystérieux mur englouti construit par les humains du néolithique et un système solaire étrange qui met à mal les théories sur la formation des planètes...

On sait désormais expliquer le grincement des baskets sur les parquets des gymnases

Tout le monde connait ce couinement aigu que produisent les semelles des chaussures de sport en frottant sur un parquet. Et bien figurez-vous que ce son était une énigme pour les physiciens. Le crissement généré par le frottement d’un matériau souple sur une surface dure restait assez mal compris. Pour élucider ce mystère, des physiciens ont frotté la semelle d’une basket sur une plaque en verre tout en filmant avec une caméra ultra rapide permettant de capturer 1 million d’images par seconde.

Ces images associées à des analyses acoustiques ont révélé que lors du frottement de la chaussure contre la plaque, au niveau de la semelle en caoutchouc, des milliers de minuscules vaguelettes se forment chaque seconde. Ce sont ces vaguelettes, se propageant par salve à une vitesse proche de celle du son, qui génèrent le fameux crissement aigu. Les physiciens ont découvert que la note produite dépendait de l’épaisseur du caoutchouc et de sa composition. Ce qui leur a permis de jouer un morceau de musique en frottant sur une plaque des carrés de caoutchouc de différentes épaisseurs. Regardez la vidéo ci-dessous pour essayer de reconnaitre le morceau de musique interprété.

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Vous avez reconnu La marche de l’empereur de StarWars bien sûr.

Cette étude qui pourrait sembler saugrenue vient de faire la couverture de la très réputée revue Nature. Elle pourrait à l’avenir aider les sismologues à mieux comprendre les frottements au niveau des failles géologiques.

Pour en savoir plus : l'étude publiée dans NatureOuverture dans un nouvel onglet et un communiqué avec des vidéos de la SEAS de l'université d'HarvardOuverture dans un nouvel onglet

Au large de l'île de Sein, des plongeurs ont découvert un gigantesque mur vieux de 7 000 ans

Cette construction monumentale nous avait échappé jusqu’à présent car elle se situe dans une zone où la mer est souvent agitée, traversée par de puissants courants. Il a donc fallu attendre que des plongeurs expérimentés s’y aventurent par temps calme pour découvrir à 9 mètres sous la surface ce gigantesque mur de pierres : 120 mètres de long sur 20 mètres de large. Sur cette imposante muraille de 2 mètres de haut se dressent 62 monolithes, des blocs de granit verticaux pouvant atteindre 1,70 mètres de hauteur.

Ce sont des humains du néolithique qui ont édifié cette structure il y a plus de 7 000 ans, soit plusieurs siècles avant la réalisation des célèbres alignements mégalithiques de Carnac. A l’époque de la construction de cette structure, le niveau de la mer était plus bas, 7 mètres en dessous du niveau actuel. Si bien que, l’île de Sein était 14 fois plus grande qu’aujourd’hui.

Selon les chercheurs ce mur pourrait être une ancienne digue destinée à protéger les habitations lors des tempêtes ou lors d’une période de montée du niveau de la mer. Autre hypothèse : il pourrait s’agir d’un barrage qui servait à piéger les poissons à marée descendante. De nouvelles études doivent être menées pour préciser la fonction de ce mystérieux mur englouti.

Pour en savoir plus : l'étude publiée dans International Journal of Nautical ArchaeologyOuverture dans un nouvel onglet, un article du MondeOuverture dans un nouvel onglet et un reportage de France 3 BretagneOuverture dans un nouvel onglet

Un système planétaire atypique remet en question les théories sur la formation des planètes

Dans notre système solaire les 4 planètes les plus proches du Soleil (Mercure, Vénus, Mars et la Terre) sont rocheuses puis viennent les géantes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune). Cette configuration fréquemment observée ailleurs était considérée comme la norme dans l’Univers. Et les théories actuelles expliquaient qu’à proximité d’une étoile les planètes sont rocheuses car au moment de leur formation le rayonnement de l’étoile chasse tout le gaz. Alors que plus loin, les conditions sont suffisamment froides pour que le gaz puisse former des planètes.

Mais voilà que des astronomes viennent de découvrir autour d’une étoile lointaine des planètes dans un ordre qui ne colle pas avec cette théorie : une rocheuse, suivi de deux gazeuses, puis à nouveau une rocheuse. Bref, on a bâti les théories sur la formation des planètes à partir de notre système solaire dont on a peut-être fait un peu trop rapidement la norme. Il va falloir revoir nos théories pour expliquer les bizarreries de nos voisins.

Pour en savoir plus : l'étude publiée dans ScienceOuverture dans un nouvel onglet et un communiqué de l'ESAOuverture dans un nouvel onglet