"Le nettoyage a été rapide, mais la suite a été longue et pénible", regrette la directrice de l'Institut Saint-Joseph, sinistré lors des inondations de 2021
À La Roche-en-Ardenne, plusieurs quartiers ont été touchés par les crues. Ce fut le cas notamment de la rue des Tanneries. La jouxtant, l'Institut Saint-Joseph sera en grande partie sinistré, à tout le moins les rez-de-chaussée. Le courant emportant même un mur de la salle de gym, drainant de nombreuses choses avec lui.
"Il faut vivre avec les crues de l'Ourthe", témoigne Valérie Jacquart, doublement sinistrée lors des inondations à Hotton voilà 5 ansLa directrice Malorie Jacques se souvient: "C'était impressionnant, cette force de l'eau. Voir du mobilier d'extérieur se retrouver dans le bâtiment après un circuit de plusieurs mètres était aussi très impressionnant. De façon générale, j'ai en mémoire cette vue du désastre le matin, le niveau de l'eau si haut. La cour inondée, les couloirs méconnaissables, les objets et meubles qui flottaient. Quelques heures ont suffi à créer un bouleversement immense. Je n'aurais jamais pensé vivre une telle situation."
"Une aide immédiate"
Dans sa mémoire, elle se souvient de cette "forte tension", ajoutant: "Il fallait agir vite, trouver des solutions, répondre aux sollicitations, mobiliser des gens alors que c'était les vacances. La situation était véritablement inédite et il y avait urgence. Heureusement, l'aide a été immédiate, la solidarité importante. Le nettoyage a été rapide. C'est la suite qui a été très longue et pénible."
"Du jamais vu, ce fut bouleversant" : 5 ans après les inondations, les bourgmestres de La Roche, Nassogne et Marche témoignent et listent les travaux réalisésLes assureurs on fait le job, de longs travaux ont été lancés. Il a fallu s'adapter, autant en primaires qu'en secondaires. Repenser l'agencement des locaux, vivre au cœur d'un chantier: "Aujourd'hui, tout est en ordre. Tout est clôturé. C'était il y a 5 ans, et même si le souvenir est bien vivant, on a tendance à vite le ranger, l'enfouir plutôt…" Tout en espérant qu'un tel déferlement des éléments ne se reproduise plus.
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