Au moment où les joueuses de Neufchâteau feront le bilan de leur carrière, aucun doute qu'elles gommeront la saison 2025-26 de leurs mémoires. Une année complètement pourrie avec une seule victoire, des défaites à la pelle et des blessures à répétition. Il sera impossible de faire pire cette saison. Mais le premier objectif pour les Chestrolaises n'est pas sportif. "Le but, c'est vraiment de retrouver du plaisir, de reprendre de la confiance. C'est simple, le club ne m'a même pas donné d'objectifs sportifs précis, commente Bastien Delepine. Est-ce que la saison dernière trotte encore dans les têtes ? Non, je ne crois pas. Au contraire, je pense vraiment qu'elles sont heureuses de pouvoir tourner la page et de repartir de l'avant. Je les entends dire que c'est chouette d'être à nouveau dix aux entraînements et de pouvoir faire des oppositions. Elles sont vraiment motivées et la préparation se passe très bien."

Parmi les blessées de l'an dernier, on retrouvait évidemment Perine Denève et Laura Henket. Si les deux joueuses ne sont pas encore totalement opérationnelles, elles ont pu reprendre le chemin des entraînements et sont sur la bonne voie. "Laura tient une heure pendant la séance, ce qui veut dire qu'elle s'arrête trente minutes avant les autres. Perine va jusqu'aux oppositions en 3 X 3 selon les recommandations de son kiné, poursuit Bastien Delepine Il n'est pas question d'aller trop vite et de prendre des risques. Il n'est d'ailleurs pas prévu qu'elles montent sur le terrain en préparation ou en Coupe AWBB. Seront-elles prêtes pour le premier match de championnat ? Nous allons tout faire pour y arriver, mais ce n'est pas encore possible de l'affirmer."

Autre absence, celle de Manon Guiot. Devenue maman d'une petite Iris voilà quelques jours, la Chestrolaise ne reviendra pas de suite. La date de son retour n'est pas encore totalement arrêtée.

Elles vont devoir défendre

Bref, avec tout ce petit monde en plus, Neufchâteau peut avoir des ambitions dans une série où le niveau devrait être plus bas puisque de nombreux clubs de R2 sont montés à cet échelon tandis que les équipes les plus costaudes de R1 sont désormais actives en TDW1. De quoi offrir des perspectives encourageantes ? "Je ne sais pas dire si le niveau va être plus bas. Peut-être que les équipes de R2 ont su attirer de gros renforts. Et il faudra voir si des équipes comme Liège ou Namur ne font pas descendre des filles de TDW1, répond Bastien Delepine.La R1 Dames, ce n'était pas vraiment une série que je suivais l'an dernier. Nous voulons aussi intégrer des jeunes. L'équipe n'arrivait pas à marquer sans Perine et Laura ? Le club en était conscient, ce n'est pas pour rien que Naba Sidibe Keita, qui tournait quasiment à vingt points de moyenne en R2, est arrivée. Et j'ai vu que d'autres filles savaient mettre la balle dans le panier."

À la tête de la P1 Messieurs du BCCA la saison dernière, après plusieurs années à Musson, Bastien Delepine découvre le basket féminin. "Mais je ne compte pas changer mon coaching. Le but est de rester le même. Avec le même style de jeu ? Sans doute en sachant que je m'adapterai aussi à mon groupe. L'intensité, c'est important, mais je ne demanderai peut-être pas la même chose cette année que ce que je demandais aux garçons de la P1. Si je veux toujours être la meilleure défense ? C'est le discours que j'ai tenu au premier entraînement. Enfin non, j'ai été plus malin, j'ai parlé d'être une des meilleures défenses (rires)."

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