La cheffe de groupe PS au Parlement wallon, Christie Morreale, à Namur le 2 septembre 2026. © BRUNO FAHY

Le PS présente au Parlement wallon un plan environnemental avec une conviction: l’adaptation au changement climatique ne peut pas être morcelée puisqu’elle concerne à la fois les personnes, les bâtiments, les espaces publics, la mobilité et l’accès aux services essentiels. D’où les multiples axes proposés aux députés.

Kevin Dupont

Source: Belga

14 septembre 2026, 12:54

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Alors que s’achève un été marqué par des vagues de chaleur meurtrières et un incendie ravageur dans les Hautes Fagnes, le PS s’apprête à défendre, en cette semaine de reprise des commissions parlementaires wallonnes, une série de textes formant “un plan cohérent d’adaptation, conçu pour couvrir tous les champs de la vie quotidienne où le climat impose de changer nos façons de faire”.

“Protection des personnes vulnérables; adaptation du logement, public comme privé; verdissement des espaces urbanisés; résilience des parcs d’activités économiques; confort des transports en commun; accès à l’eau dans les infrastructures sportives: chacun des huit textes présentés traite un versant du même défi”, souligne le parti.

Une flopée de textes

Sur les huit textes qui seront défendus, quatre sont des propositions de décret — des textes qui, s’ils étaient adoptés, créeraient une obligation réglementaire. Ils ont trait à l’instauration d’un plan communal canicule dans chaque commune wallonne, la résilience climatique des parcs d’activités économiques, la végétalisation des espaces urbanisés et l’accès gratuit à l’eau potable dans les infrastructures sportives subsidiées.

Les quatre autres textes appellent le gouvernement wallon à agir sur les transports en commun, le logement public, le logement privé et l’accompagnement des ménages modestes face aux fortes chaleurs, détaillent les socialistes.

Objectif: opérer la transition sans peser sur les inégalités

C’est sur ces derniers points que la dimension sociale est la plus directe, insistent-ils en plaidant, notamment, pour une cartographie du risque de surchauffe dans le logement public wallon; un protocole canicule pour les sociétés de logements de service public (SLSP); des interventions ciblées (volets, stores, brise-soleil, brasseurs d’air), et l’intégration systématique de la résilience d’été dans les rénovations lourdes et les nouvelles constructions, le tout sans hausse des loyers ou des charges.

La proposition sur la rénovation énergétique du logement privé applique la même philosophie aux propriétaires et locataires privés, en privilégiant les solutions sobres (protections solaires extérieures, ventilation adaptée, traitement des combles, matériaux adaptés) plutôt qu’une généralisation de la climatisation, “qui pèserait sur les factures et reproduirait les inégalités”.

“L’essentiel est que ces mesures existent”

“Ces textes ne sont pas présentés comme des solutions à prendre ou à laisser. Ils peuvent être discutés, amendés, enrichis. Si certaines dispositions existent déjà, elles peuvent être consolidées. Si d’autres pistes sont pertinentes, elles peuvent être ajoutées. L’essentiel n’est pas la paternité des mesures: c’est qu’elles existent, et qu’elles produisent leurs effets avant la prochaine crise”, assure encore le parti selon lequel “le dérèglement climatique n’a pas de couleur politique”.

Une affirmation qui fait écho à ce qu’avait déjà dit la cheffe de groupe du PS au parlement wallon, Christie Morreale, lors de la plénière de rentrée, le 2 septembre dernier. “On a besoin de travailler ensemble, de se serrer les coudes. Sur les mesures climatiques, nous sommes d’accord de dire qu’il faut une trêve politique. Accordons-nous pour ne pas revenir sur ces mesures, quelle que soit la majorité en place”, avait-elle proposé sans obtenir de réponse de la majorité.

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