Le PSG voulait débarrasser le Barça de Ferran Torres, mais ça pourrait coûter (très) cher - Sport.fr
Remplacer un buteur en quelques semaines, tout club en rêve. Encore faut-il en avoir les moyens, et surtout la patience. Le Paris Saint-Germain en fait aujourd’hui l’expérience.
Depuis le départ de Gonçalo Ramos, parti garnir l’attaque de l’AC Milan, le club de la capitale cherche un profil capable de compenser cette perte sans faire exploser son budget. Un nom revient avec insistance : Ferran Torres. L’Espagnol, auteur de 16 réalisations en Liga la saison passée sous le maillot du Barça, coche beaucoup de cases. Valeur sûre, polyvalent, et — argument non négligeable — en fin de contrat dans un an.
Sauf que rien n’est simple. Selon nos informations, un accord se dessinerait entre le joueur et Paris. Le hic ? Le FC Barcelone ne l’entend pas de cette oreille.
Interrogé en marge d’un déplacement aux États-Unis, où il assistait au choc France-Espagne, Joan Laporta a botté en touche. Le président catalan a reconnu avoir entendu des rumeurs sans les confirmer, rappelant au passage que Torres reste, jusqu’à preuve du contraire, un joueur blaugrana. Un discours attendu… qui masque mal les tractations en coulisses.
Car le Barça ne fermera pas la porte. À un prix, toutefois. La direction catalane réclame 50 millions d’euros pour libérer son attaquant. Un tarif que le PSG juge excessif : d’après Mundo Deportivo et Sport, les dirigeants parisiens estiment qu’un footballeur à un an de la fin de son bail ne vaut tout simplement pas une telle somme. Bras de fer classique, dont l’issue dépendra sans doute de celui qui craquera le premier.
Reste que la clé du dossier se trouve peut-être ailleurs. Dans les mains du principal intéressé, plus exactement — ou plutôt dans sa tête. Torres dispose de deux options sur la table : une prolongation à Barcelone, où le départ programmé de Robert Lewandowski lui libérerait enfin un boulevard, ou un contrat parisien. Et un troisième larron s’invite à la table : l’Atlético de Madrid suivrait lui aussi la piste, à en croire Marca.
Une certitude : l’Espagnol ne tranchera pas avant la fin du Mondial 2026. Patience, donc.
Du côté catalan, l’équation est aussi comptable. Malgré un mercato déjà dispendieux — Anthony Gordon arraché pour 80 millions d’euros bonus compris, Karim Adeyemi attendu pour près de 29 —, le club reste sur une corde raide côté trésorerie. Laisser filer Torres gratuitement dans douze mois ? Impensable. D’où l’idée d’une vente immédiate, qui viendrait financer un autre rêve : Julian Alvarez.
Et voilà précisément où le bât blesse pour Paris. L’Argentin, que Barcelone aimerait chiper à l’Atlético, pourrait servir de monnaie d’échange dans un montage à tiroirs. Un troc doublé d’un gros chèque catalan… qui ne ferait clairement pas les affaires du PSG.
Le feuilleton, lui, est encore loin de son épilogue.