Le recours de la dernière chance: Bordeaux saisit le CNOSF pour s'offrir un sursis et éviter la relégation
Relégués administrativement en National 1 après leur exclusion des championnats nationaux, les Girondins de Bordeaux ont sans doute déployé leur dernière carte pour se sauver. Le club a annoncé, ce mercredi, saisir le CNOSF dans le but d’obtenir un nouveau délai pour trouver les fonds nécessaires au maintien de l'équipe en N1.
Le temps presse pour les Girondins. Après la confirmation en appel, par le gendarme financier du football (la DNCG), d'exclure les Bordelais de toutes compétitions nationales, le club détenu par Gérard Lopez a lancé sa dernière carte dans la bataille pour essayer de se sauver et de retrouver le championnat qu’il occupait l’été dernier, c’est-à-dire la N1 (ex N2).
Les Girondins de Bordeaux "pleinement mobilisés afin d’étudier et de mettre en œuvre les solutions susceptibles d’assurer son avenir"
Cette dernière chance, c’est la saisine du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) annoncée par l'intermédiaire d’un communiqué publié ce mercredi 22 juillet. Les Girondins y assurent s'être "pleinement mobilisés afin d’étudier et de mettre en œuvre les solutions susceptibles d’assurer son avenir". Avant d'ajouter, que la saisine du CNOSF s’inscrit "dans la continuité des démarches", autrement dit une manière de s'offrir une dizaine de jours de sursis.
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Sparta Capital reste dans la course pour le rachat du club
Si Sparta Capital la piste la plus probable dans la course au rachat des Girondins de Bordeaux, cette saisine auprès du CNOSF offre un sursis d'une dizaine de jours pour trouver une solution et, surtout, les neuf à dix millions manquants. Dans le cas où Sparta Capital mettrait la somme nécessaire, Bordeaux pourrait sécuriser le budget de la saison prochaine (3,5 millions d’euros), payer l’échéance de remboursement de dettes de juin 2027 (3,5 millions d’euros) et financer les dernières échéances non payées de 2025-2026. Dans le cas contraire, ce sera le dépôt de bilan.
Sparta Capital aurait d’ores et déjà validé un accord concernant la baisse du loyer du stade
Les potentiels repreneurs devront aussi confirmer leur capacité à assurer la pérennité financière du club avec un plan à long terme évalué (au minimum à 27 millions d’euros entre 2027 et 2036). Une fois réglés les problèmes économiques pour la saison 2026-2027, Sparta Capital devra trouver un accord avec la Métropole autour du stade Atlantique concernant une baisse du loyer et une éventuelle option pour acheter l’enceinte. Une situation qui avance bien selon Sud-Ouest , puisque Sparta Capital aurait d’ores et déjà validé les conditions négociées avec Bordeaux Métropole, à savoir une baisse du loyer (500.000 euros au lieu d’un million d’euros annuels lors des deux dernières saisons) et une option d’achat sur le stade à un prix à affiner en fonction de l’estimation des Domaines durant cinq ans, soumis à conditions des résultats sportifs.
La Métropole ne renonce pas pour autant au contentieux lancé pour activer la lettre de garantie sur les loyers du stade non payés (19,7 millions d’euros) signée en 2021 par JB La Dynamie (société grand-mère des Girondins) et Jogo Bonito.
Antoine Bellanger