L’incendie dans les Fagnes. © Photo News

Le monde va probablement dépasser d’ici quelques années le seuil critique d’1,5°C de réchauffement, mais il est encore possible de contenir la hausse des températures, de s’y adapter et de l’inverser, selon un nouveau rapport publié mercredi par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).

M. DU

Source: BELGA

2 septembre 2026, 08:23

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L’accord de Paris sur le climat ambitionne de contenir le réchauffement mondial bien en-deça de +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle et de poursuivre les efforts pour le limiter à +1,5°C.

Or, met en garde le nouveau rapport du Pnue, le scénario “le plus optimiste” suggère que le réchauffement mondial pourrait culminer à 1,8°C au-dessus des niveaux de l’époque pré-industrielle (1850-1900) et “la plupart des autres scénarios” prédisent même un réchauffement plus important encore.

“La probabilité de franchir des points de basculement irréversibles augmente avec l’ampleur et la durée du réchauffement”, rappelle l’agence onusienne, citant les risques de déstabilisation d’importantes calottes glaciaires, de dégradation de la forêt amazonienne ou encore de perturbation de courants océaniques.

Reforestation

Face à ces risques, le Pnue appelle à redoubler d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, atteindre des émissions nulles le plus rapidement possible et même des émissions nettes négatives, en recourant au captage et à la séquestration du dioxyde de carbone (CO2). Cela peut se faire par la reforestation ou d’autres méthodes, mais avec “des cadres de gouvernance solides”, estime le Pnue.

Dans le même temps, des mesures d’adaptation aux conséquences du dérèglement climatique sont nécessaires, même si dans certains cas elles pourraient ne pas s’avérer suffisantes.

Le rapport rappelle enfin que mesures d’atténuation et d’adaptation se renforcent mutuellement et doivent être prises de concert. “Les interventions qui permettent d’atteindre à la fois les objectifs d’atténuation et d’adaptation – comme des solutions de refroidissement fondées sur la nature – devraient être réalisées prioritairement”, estime le Pnue.

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