"La Turquie est une équipe qui a une chance d’aller loin. Elles nous connaissent, donc elles sont très motivées. On doit être prêtes dès le début. On connaît les joueuses, mais pas leur coach. On sait déjà qu’on ne peut pas être surprises par le cœur qu’elles vont mettre dans leur jeu, par leur énergie. C’est un pays fier. C’est la motivation qui va gagner le match", a commenté Emma Meesseman, qui a notamment remporté trois EuroLeague avec Fenerbahçe, au micro de Pierre Capart.

À Berlin, où se déroule la Coupe du monde, le public devrait être acquis à la cause de la Turquie, de nombreux Turcs résidant dans la capitale allemande. "C’est plus chouette de jouer pour une salle pleine. Je sais aussi qu’il y aura beaucoup de Belges, donc j’espère qu’on va les voir, les entendre. Après, j’espère que les supporters turcs se rappellent aussi des années à Fenerbahçe, donc ça va aller."

La Turquie n’a rien à perdre

Également titrée en Europe avec Fenerbahce cette année, Julie Allemand ne craint pas non plus l’ambiance qui pourrait régner dans les tribunes.

"Tant mieux s’il y a des supporters turcs. Je sais comment ils sont fous, donc j’ai l’habitude. Je préfère une salle remplie qu’une salle vide. Je pense que ça va être cool et, au moins, il y aura une bonne ambiance", a expliqué la meneuse à Frank Peterkenne.

Allemand a déjà retrouvé plusieurs de ses coéquipières en club à l’hôtel. "On se taquine un petit peu. C’est cool parce que ce sont des filles contre qui tu t’entraînes tous les jours. Je crois que c’est la première fois depuis que je joue à Fenerbahçe qu’on va jouer contre la Turquie. C’est un match particulier. On a envie de montrer que si on est dans un club comme le Fener, ce n’est pas pour rien. On a envie de montrer que la Belgique, c’est un cran au-dessus. Je pense que toutes les filles qui ont déjà joué en Turquie cette saison-ci ou les saisons précédentes, elles ont encore un peu plus envie de jouer contre la Turquie. Ça va être un match intéressant, un bon premier match, un bon premier test. C’est une équipe de Turquie qui n’a rien à perdre, c’est leur premier championnat du monde. À nous de montrer notre statut dès le premier match."

La joueuse est ensuite revenue sur une préparation un peu particulière. "Elle a été courte avec le cinq de base. On a eu deux entraînements pour préparer la Turquie. Mais je pense qu’on est prêtes. Aujourd’hui, on a un bon sentiment après cet entraînement parce que c’était mieux, l’énergie était plus positive, l’intensité était meilleure, on se retrouvait plus facilement sur le terrain. Ça a fait du bien à tout le monde. Demain, c’est un nouveau tournoi qui commence. Il faut qu’on soit confiantes et qu’on croie en nous."

Le premier match face à la Turquie sera déjà déterminant. "Si tu te plantes contre la Turquie, tu as deux matches après pour espérer terminer première. Ça rend les choses plus compliquées. Je pense que c’est pour ça que tous les matches sont importants. C’est vraiment important de faire un trois sur trois. Et encore plus quand tu sais que le troisième match, tu le joues contre l’Australie. Tu joues la veille à 17h et tu les joues à 11h. Ce n’est pas évident. C’est pour ça que le premier match, il faut le prendre. Le deuxième, il faut le prendre. J’espère même pouvoir faire tourner pour être encore assez fraîche pour le troisième match. Je n’ai pas envie de me projeter. J’ai envie d’être focus sur la Turquie de demain, parce que ça ne va pas être facile."

Le premier match des Belgian Cats sera à suivre en direct vidéo vendredi dès 17h30, en notre compagnie.