Les cours du pétrole baissent grâce au déblocage des stocks stratégiques
20 Minutes avec AFP
Publié le 06/10/2026 à 00h18 • Mis à jour le 06/10/2026 à 00h18
Le maintien des exportations du Moyen-Orient et l’arrivée attendue de barils issus des réserves stratégiques ont pesé sur les prix du pétrole lundi. Malgré un conflit toujours sans perspective d’apaisement, le Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a cédé 1,89 %, à 100,32 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI) américain pour novembre a reculé de 1,84 %, à 89,43 dollars.
Les approvisionnements ont jusqu’ici mieux résisté que redouté. Selon les données de la société de suivi maritime Kpler, les exportations de brut des pays du Moyen-Orient, hors Iran, ont dépassé la semaine dernière leur niveau d’avant-guerre. Plus de 18 millions de barils par jour ont été exportés malgré les attaques dans le détroit d’Ormuz. Une partie croissante des flux passe par la mer Rouge afin de contourner le blocage que tente d’imposer Téhéran sur Ormuz.
100 millions de barils de pétrole brut et de gazole
Le marché devrait aussi bénéficier de volumes supplémentaires provenant des réserves stratégiques mondiales. Les membres du G7 se sont engagés en fin de semaine dernière à libérer 100 millions de barils de pétrole brut et de gazole. La situation reste cependant fragile. « Il existe toutefois un risque important de nouvelle escalade tant de la part de l’Iran que des Etats-Unis, ce qui pourrait rapidement entraîner de nouvelles flambées des prix », préviennent les experts d’Eurasia Group.
Les relations entre Washington et Téhéran restent tendues, plus de sept mois après les premières frappes des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran. Négocier avec les Etats-Unis n’a « aucun sens », a déclaré lundi le président iranien Massoud Pezeshkian, selon la télévision d’Etat Irib. Les pourparlers entre les deux pays apparaissent toujours dans l’impasse, tandis que les risques de perturbations de la production et du transport de pétrole demeurent.
Les incertitudes du conflit au Moyen-Orient
En Arabie saoudite, le transport de pétrole par l’oléoduc Est-Ouest a de nouveau été interrompu après une attaque dimanche dans l’est du royaume revendiquée par les Houthis du Yémen, selon une source du secteur énergétique. Cette infrastructure permet d’acheminer le brut des champs de l’est saoudien vers la mer Rouge en évitant le détroit d’Ormuz. Elle avait déjà été arrêtée du 11 au 22 septembre après des frappes lancées depuis l’Irak, selon Riyad.
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Ces perturbations pourraient continuer à soutenir les cours malgré leur baisse de lundi. « De nouvelles perturbations des flux régionaux dues à des attaques contre les infrastructures pétrolières saoudiennes et aux tentatives persistantes de l’Iran de contrôler le détroit d’Ormuz maintiendront les prix à un niveau élevé », estime Eurasia Group. Autre source d’inquiétude, le patron du géant saoudien Aramco, Amin Nasser, a jugé lundi à Londres les réserves mondiales de pétrole « dangereusement faibles ».