Les États-Unis accusent le Canada d’ingérence électorale
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L'ambassade des États-Unis au Canada a publié mercredi une liste de « faits » qui démontre, selon elle, des tentatives du gouvernement canadien « d'influencer la politique américaine ».
Le gouvernement canadien balaye d'un revers de main les inquiétudes concernant une ingérence potentielle dans les élections américaines, alors même que ses ministres et ses premiers ministres provinciaux évoquent ouvertement, dans des documents officiels et lors d'interventions publiques, leurs projets visant à influencer la politique américaine, peut-on lire dans le document.
On y trouve des citations hors contexte attribuées à divers politiciens canadiens. La ministre de l'Industrie, Mélanie Joly, y est citée à cinq reprises et le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, à deux reprises.
La quasi-totalité des citations relevées par l'ambassade dans son communiqué portent sur les tarifs douaniers imposés par le gouvernement américain sur le Canada et sur la riposte canadienne à ces derniers.
Mme Joly, par exemple, y est citée affirmant que le Canada vise avec ses contre-tarifs douaniers des produits qui viseront des États américains pour exercer une pression politique, des propos qu'elle a tenus lors d'une conférence de presse en août dernier.
L'ambassade souligne aussi la campagne publicitaire contre les surtaxes américaines, diffusée par le gouvernement de M. Ford en octobre 2025, qui avait irrité le président américain et fait dérailler les négociations commerciales.
Elle affirme, par ailleurs, que [p]lusieurs citoyens canadiens ont également fait l'objet de poursuites pénales et ont été condamnés aux États-Unis pour ingérence illégale dans les élections américaines. S'ajoute à cela une liste de 11 noms.
Carney rejette les accusations
Interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse mercredi, le premier ministre Mark Carney a rejeté les accusations, affirmant que les États-Unis ont pris ces mesures commerciales, une série de mesures commerciales, et ajoutant : [n]ous y avons répondu afin de protéger les emplois canadiens, de protéger les entreprises canadiennes et de développer notre économie.
Soyons tout à fait clairs : quelle a été la conséquence de tout cela? La conséquence, c'est que nous créons des emplois deux fois plus vite qu'aux États-Unis, que nous subissons une croissance plus rapide que celle des États-Unis et que nous attirons deux fois plus d'investissements directs étrangers que les États-Unis, a-t-il poursuivi.
Toutes nos actions visent l’intérêt des travailleurs canadiens, des familles canadiennes et de l’avenir de notre économie. C’est là, du début à la fin, le fondement de notre démarche, et c'est la manière dont nous la présentons.
M. Ford, qui prenait également part à la conférence de presse, a assuré n'avoir absolument aucun intérêt à [s]'immiscer dans les élections américaines.
Je vais vous dire ce que veulent les Américains : ils veulent de la certitude, ils veulent de la stabilité, et nous allons nous concentrer sur ce que nous pouvons faire ici, en Ontario et au Canada, pour veiller à protéger notre économie, à protéger la population et à protéger les collectivités, a-t-il poursuivi. C’est sur cela que nous allons nous concentrer, et ce sont les citoyens des États-Unis qui se prononceront à ce sujet lors des élections de mi-mandat.
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Avec les informations de La Presse canadienne