Tout commence par les pas de danse brésilienne de la soirée Latina du samedi, ensuite le dimanche est dédié au cortège historique et folklorique. Sous un soleil apaisé, plus de mille spectateurs ont retrouvé leur âme d'enfant à l'image de ces gamins espiègles qui travaillaient dans les rubaneries en portant une casquette noire, un foulard rouge et un tablier bleu. "À travers cette fête, nous rendons hommage à ces enfants et à tous les travailleurs des rubaneries. Heureusement, le travail des enfants en Belgique appartient au passé. La fête des Marmousets est devenue un moment de convivialité et de partage qui fait la fierté de notre ville" situe la bourgmestre Alice Leeuwerck.

Sous un parcours inversé à cause des travaux à la Place Sainte-Anne, le cortège a parcouru les rues de la ville pour aboutir à la place du Pont-neuf pour le show final devant la tribune des invités. Cette année, le comité des marmousets avait choisi comme thématique Vasco de Gama et ses voyages à la découverte du monde et de la soie. Ce fut le prétexte de balader les spectateurs des maharadjas de l'Inde aux tambours du Burundi, en passant par les danses brésiliennes, les Aztèques mexicains, les costumes balinais le tout ponctué de groupes et de géants locaux et bien sûr de marmousets. Le public était ravi. "Nous avons pu voir une grande diversité costumes et de musiques du monde" ou encore "Ce fut le folklore du monde sans oublier les marmousets".

Pour nous rappeler la connotation des marmousets dans le cortège, nous retrouvons le char de la confrérie des Maitres Rubaniers avec Piet Leeuwerck, secrétaire de la confrérie et guide au musée. "Ce cortège se veut être un soutien du folklore en l'honneur du passé industriel de Comines. La rubanerie donnait de nombreux emplois dans les entreprises mais en induisait d'autres dans toute la ville. L'aspect social était important avec la création notamment d'un hôpital, des bains publics. La misère sociale était moins grande que dans des charbonnages. Avec mon épouse Patricia, nous avons pris nos petits-enfants Paola et Hector sur le char pour que les jeunes sachent ce qu'est un marmouset et découvrent ainsi la pénibilité du travail des enfants". En fin du final devant le marché couvert, une trentaine de marmousets ont dansé autour d'un mat pour tresser un ruban aux couleurs du Portugal.

Notons aussi une première dans le cortège avec une association théâtrale proposant une saynète sur un char représentant un bâteau. "Avec trois de nos comédiens, nous resituons Vasco de Gama pour donner du lien entre ce navigateur portugais et la rubanerie locale, stipule Camille Scappe, coordinatrice de 'Lys en scène'. Nous sommes une association théâtrale de Comines qui propose différents évènements scéniques et ateliers pour enfants. En novembre, nous organisons un festival de théâtre amateur avec la troupe de Ploegsteert."


fête des marmousets
Le jet des marmousets pour les enfants ©EDA

Lieu inédit pour le jet des Marmousets

En raison des travaux de rénovation de l'Hôtel de Ville et de la présence des forains sur la place Sainte-Anne, le traditionnel jet des Marmousets a eu lieu depuis le premier étage de la partie provisoire sur la droite de l'hôtel de Ville. Tout au long de l'année, les trois couturières communales Dany, Laetitia et Véronique ont confectionné minutieusement plus de 250 poupées en tissu. Avec son tablier de rubanier, la poupée a des couleurs différentes chaque année. Cela fait une sorte de collector. Les poupées ont d'abord été lancées aux enfants dans un périmètre tout-à-fait sécurisé et ensuite aux adultes. Ce fut le terme final et convivial de cette 43e édition des marmousets qui a été dédiée à la mémoire de Serge Titeca, membre iconique du Comité des Marmousets qui est décédé le 20 juin à l'âge de 82 ans. Ce marmouset emblématique de l'entité a trop pensé aux autres pour être oublié.

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Le char de la confrérie des rubaniers. ©EDA
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Les tambours du Burundi. ©EDA

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