Ce mardi 4 août 2026, environ 120 personnes ont été piquées par des physalies, ou galères portugaises, sur les plages de Saint-Sébastien, en Espagne. La grande majorité des cas étaient sans gravité, ont indiqué les autorités municipales.

Environ 120 personnes ont été piquées par des physalies ce mardi 4 août sur les plages de Saint-Sébastien au Pays Basque en Espagne.

Plusieurs personnes piquées par des galères portugaises

Mardi après-midi, le drapeau rouge a ainsi été hissé sur les trois plages de Saint-Sébastien en raison de la présence de physalies, aussi surnommées "galères portugaises", relate La Vanguardia relayant l’agence EFE.

Malgré une "présence importante" de physalies à certains moments de la journée, la mairie de Saint-Sébastien estime que "le nombre de personnes prises en charge pour des piqûres reste faible au regard de la forte fréquentation et du nombre de spécimens repérés sur les plages".

Elle précise également que "la grande majorité des cas sont légers". La situation peut toutefois évoluer en seulement quelques heures, en fonction notamment de l’état de la mer, de la direction du vent mais aussi de la taille des spécimens observés. La situation est revenue à la normale dès mercredi matin.

En France, entre Bidart et Saint-Jean-de-Luz, plusieurs plages ont également été fermées à cause de la présence de physalies, indique La République des Pyrénées.

Un "venin particulièrement toxique"

Si elle ressemble fortement aux méduses, la Physalia physalis ou "vessie de mer" n’en est pas une : "Ce ne sont pas des méduses, mais des siphonophores, un groupe apparenté", expliquait à Midi Libre Lucas Leclerc, chercheur CNRS à l’Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer.

Les tentacules urticants de la physalie peuvent s’étendre sur plus de 50 m : "Leur venin est particulièrement toxique pour les vertébrés, donc aussi pour l’humain", rappelle Lucas Leclerc.

Très douloureuse, sa piqûre peut provoquer des difficultés respiratoires, des vomissements ou encore une défaillance rénale, selon le CHU de Bordeaux. Les réactions peuvent aller d’une vive douleur à un choc allergique sévère, pouvant, en cas d’exposition importante, entraîner un arrêt cardiaque.