Lessines veut renforcer son statut touristique autour de Notre-Dame à la Rose et de Magritte
"La certification est un contrôle qui a été effectué auprès de tous les offices du tourisme" a expliqué l'échevin du Tourisme Oger Brassart (OSER-Les Engagés). "Trois éléments sont notamment examinés : "Est-ce que nous avons un patrimoine touristique important ? Est-ce que nous avons un investissement communal à ce sujet ? Est-ce que nous avons un réseau de partenaires ?"
Sur le premier volet, Lessines estime avoir de sérieux arguments à faire valoir. "Nous avons répondu que nous disposions d'une entité touristique riche et diversifiée, parfaitement intégrée dans la stratégie touristique de la Wallonie picarde, détaille l'échevin."
Un patrimoine qui repose sur plusieurs piliers : "D'abord un patrimoine médiéval, un passé carrier, des villages et des paysages ruraux, la Dendre, le tourisme à vélo, mais surtout l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, le véritable joyau patrimonial inscrit sur la liste indicative de l'Unesco." L'échevin de rappeler que le site accueille chaque année environ 30000 visiteurs, ce qui en fait la principale attraction muséale de Wallonie picarde.
À ces atouts s'ajoutent René Magritte, le RAVeL de la Dendre et l'EuroVelo 5 et le projet Val de Dendre. "Ces éléments s'inscrivent dans des réseaux touristiques dépassant largement les limites de notre commune. La certification permettrait de renforcer la visibilité des sites et les complémentarités entre patrimoine, culture, nature, mobilité douce et tourisme fluvial."
Un investissement communal important
La Commune entend également démontrer qu'elle ne se contente pas de miser sur ses atouts patrimoniaux. "La Ville a investi concrètement dans l'accueil touristique avec la création d'un nouvel Office du Tourisme à la Porte d'Avau, à proximité de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose." La Commune met également du personnel à disposition et "prend en charge différents frais de fonctionnement importants dans le cadre de l'hôpital."
Des moyens humains, immobiliers et financiers qui, selon Oger Brassart, "traduisent donc notre véritable priorité accordée au tourisme."
Reste le troisième critère : le réseau. "Le premier syndicat d'initiative existait déjà en 1952. Aujourd'hui, l'Office du Tourisme travaille avec le Festin, la procession des Pénitents, le Centre culturel, la bibliothèque, l'ADL, les associations, les hébergeurs, c'est-à-dire hôtels et chambres d'hôtes." Les collaborations dépassent également le territoire lessinois, avec les offices du tourisme d'Ath, Beloeil, Enghien, Silly et Grammont.
Cette ouverture se veut aussi linguistique et transfrontalière. "Près de 30 % de nos visiteurs sont néerlandophones. Les collaborations avec le Pays des Collines, VisitMons, la Flandre et le projet Val de Dendre doivent encore renforcer cette dimension."
"Nous disposons d'un écosystème touristique capable de travailler en réseau et à plusieurs échelles", conclut l'échevin.
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