L’écrivaine britannique J.K. Rowling a fait part de sa “colère” vendredi après que l’association Amnesty International UK a décrit son centre de soutien aux femmes victimes de violences sexuelles comme contraire aux “droits” humains en raison de ses positions contre les personnes transgenres.

E.L

Source: BELGA

20 juillet 2026, 13:34

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Le centre Beira's Place, fondé en 2022 à Édimbourg, en Écosse, est apparu début juillet dans une liste de 117 organisations accusées par la branche britannique d'Amnesty d'appartenir à un mouvement "anti-droits". Ce mouvement, selon l’ONG, regroupe des organisations hostiles aux droits des personnes LGBT+ ou aux droits reproductifs.

La structure fondée par l’autrice d’“Harry Potter”, elle-même régulièrement accusée de transphobie ces dernières années, propose un accompagnement “en non-mixité pour les femmes survivantes de violences commises par des hommes”, selon son site. Les avocats du centre ont accusé l’association de défense des droits humains de diffamation et menacé d’engager des poursuites judiciaires, jugeant cette qualification “profondément offensante”.

“L’attaque d’Amnesty contre Beira’s Place m’a mise en colère, une colère qui ne cesse de grandir au fil des heures”, a réagi vendredi la romancière sur X. Elle avait déjà invité les organisations présentes sur ce qu’elle qualifie de “liste noire” à solliciter l’aide du J.K. Rowling Women’s Fund pour couvrir leurs frais de justice si elles envisageaient des actions en justice.

Excuses

L’association a rapidement retiré ce rapport et présenté ses excuses, un porte-parole déclarant qu’il n’avait pas été soumis aux “procédures internes de relecture, en place pour garantir la cohérence, l’exactitude et l’alignement avec les positions d’Amnesty International UK”. Il a toutefois souligné que l’organisation restait “déterminée” à défendre “à la fois les droits des femmes et ceux des personnes trans”.

Amnesty International UK s’est elle-même signalée auprès du régulateur britannique des associations, la Charity Commission, a confirmé cette dernière jeudi. Elle va désormais étudier si elle est habilitée à prendre des mesures contre l’ONG, mais n’a pas ouvert d’enquête formelle à ce stade.

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