l'essentiel Rue Saint-Rome, à Toulouse, des commerçants sont écœurés comme Xavier de la boutique I Services, vandalisée et pillée.

Dans le centre-ville de Toulouse, c'est rue Saint-Rome que l'on dénombre le plus de boutiques vandalisées et pillées. Courir a fait l'objet d'une véritable razzia. À 23 h, la place Salengro, voisine, était recouverte de boîtes à chaussures vides... Normal a été fracturé, tout comme Micromania, alors que I Services a connu les affres des pilleurs. 

À lire aussi : TÉMOIGNAGE. Manifestations du 17 octobre : "J’ai peur pour la suite", après les pillages, l’heure est aux réparations dans les commerces vandalisés à Toulouse

"On a été prévenus par le restaurant juste à côté qui nous a dit : 'Il faut venir, il y a des gens en train de tout casser'", témoigne Xavier, responsable de la boutique. "Une de nos collègues s'est rendue sur place et a failli se faire frapper par les casseurs. Nous sommes arrivés quelques minutes après pour essayer de récupérer ce que nous pouvions mais tout était déjà détruit. C'était aux alentours de 21 h et cela a continué à casser jusqu'à quasiment 2 h du matin". Venu réparer les dégâts, dimanche, avec sa compagne, Xavier est sous le choc. "On ressent beaucoup de colère, de dépit", avoue le commerçant. "Il faut dire que là, il n'y a aucune revendication. C'est casser pour casser et piller pour piller. Aucun état d'âme ou quoi que ce soit. C'est juste qu'ils s'ennuyaient, ils se servaient parce qu'ils avaient envie de se servir. Nos téléphones reconditionnés ont été volés ou cassés, tous les placards ont été ouverts et vidés. Cela représente des dizaines de milliers d'euros de pertes, peut-être 40 000 ou 50 000 €, mais ce n'est qu'une première estimation".

À lire aussi : "On devrait laisser leur ville cramer" : au lendemain de la manifestation du 17 octobre à Toulouse, de nouveaux affrontements et une ville sous tension

Le jeune couple a passé la journée de dimanche à tout nettoyer et à vider la boutique pour éviter qu'il y ait d'autres vols vu que le rideau métallique a été arraché et que la vitrine a été explosée.
"C'est le travail d'un an et demi qui part en fumée, je suis dégoûté", lance-t-il dépité.

Par la voix de son président Thomas Fantini, le MEDEF Haute-Garonne exprime "son soutien total aux commerçants, artisans,
restaurateurs, chefs d’entreprise et salariés victimes de ces exactions, ainsi qu’aux forces de l’ordre et aux élus mobilisés sur le terrain".