Mark van Bommel chez les Diables Rouges : 'Je suis un peu surpris par la polémique linguistique' - RTBF Actus
Pieter-Jan Calcoen considère l'arrivée de Mark van Bommel à la tête des Diables comme un progrès : "Il ne faut pas oublier qu'il y avait quand même des choses plutôt négatives avec Rudi Garcia. Il a fait ce qu’il fallait avec la Nations League et puis la Coupe du Monde. Mais sur la fin, il y avait pas mal d’irritations avec lui et les personnes autour de lui. Des éléments tactiques que la Fédération n’a pas appréciés, les joueurs non plus. Si on regarde aussi la manière dont il a géré certains dossiers un peu plus chauds. Ici, la Fédération pense faire un pas en avant avec Mark van Bommel."
Le chef des Sports poursuit sur le choix de Mark van Bommel : "Il y a deux choses importantes à souligner. Tactiquement les joueurs savent toujours ce qu’ils doivent faire. Le plan est toujours clair. Ils savent toujours comment l’adversaire va jouer, où sont les espaces. Il est moderne, il est hyper professionnel. Autre élément important, c’est son people management. Il a lui-même bossé au plus haut niveau. Il sait comment il doit motiver les joueurs. Si les joueurs ne se sentent pas bien, il va chercher une solution avec eux. Il est vraiment proche des joueurs. C’est aussi important quand on parle de l’équipe nationale. Parce que pour beaucoup de joueurs, il y a beaucoup de matchs. Et au moment où ils doivent venir à Tubize, c’est important que l’atmosphère soit bonne, qu’ils se sentent appréciés et respectés."
Mark Van Bommel ne parle pas le français, de quoi susciter la polémique du côté francophone. Selon Het Nieuwsblad, l'entraineur néerlandais compte apprendre les bases rapidement. Mais n'y avait-il pas assez de talent pour choisir un coach belge ? Pieter-Jan Calcoen rappelle qu'il n'y avait pas tant de possibilités au niveau des entraineurs belges : "Hein Vanhaezebrouck et Vincent Mannaert, ça aurait été difficile. Philippe Clément veut aller en Premier League avec son club. Ils ont parlé avec Pocognoli mais il est assez jeune et c'était un peu tôt pour lui. Vincent Kompany, c’était tout simplement impossible. Donc il n’y avait pas autant de choix pour le moment."
Il poursuit sur la polémique linguistique : "J'entends beaucoup dire que Rudi Garcia a été viré parce qu’il ne parlait pas le néerlandais. Mais c'est faux. Parce qu’il a été installé par les mêmes personnes qui ont décidé de ne pas poursuivre avec lui. Ça n’a jamais été un souci pendant deux ans. Du côté de la presse flamande, on se moque de la langue parlée par les entraineurs. Ici, le coach va beaucoup plus parler néerlandais mais ça ne va jamais influencer le bilan à la fin. Donc je suis un peu surpris par la polémique qu’il y a pour le moment."