"On a dû faire cent fautes" peste Christophe Urios après le match nul entre Clermont et Toulon
Christophe Urios était tout sauf satisfait de la première mi-temps de ses Clermontois sur le plan de la discipline, avec pas moins de dix fautes concédées et trois cartons jaunes… Pour un match nul (28-28) finale face au RCT.
Christophe, votre équipe n'a pas été sur les rails sur cette première période face à Toulon...
On ne fait pas une bonne première mi-temps. Et je suis assez étonné parce que franchement on a fait un échauffement de très bonne qualité. Avec beaucoup de peps, d'intensité. Et sur le match, il n'y a rien. Après, quand tu reçois le coup d'envoi, que tu tombes le coup d'envoi, que tu perds le ballon, que tu défends pendant 5 minutes, que tu prends un essai, deux cartons jaunes, c'est difficile de faire une bonne entame de match. Malgré cela, on arrive à marquer, et sur le coup d'envoi d'après, on sort un ballon alors qu'il était en touche et on reprend un essai. C'est difficile de faire pire comme entame ! Mais je trouvais qu'on n'était pas du tout en place, pas connectés sur la première mi-temps. On marchait, on ne faisait pas les efforts. Comme si on avait été surpris. Mais heureusement que la deuxième mi-temps et les rentrants ont amené un peu de peps pour essayer de renverser ce match.
Pourtant, la semaine dernière vous aviez beaucoup insisté sur l'indiscipline...
On ne m'a pas écouté. Sur les vingt premières minutes, on a dû faire cent fautes ! Mais bon, il faudra qu'on le règle, parce que si on ne le règle pas, on sera en difficulté. L'année dernière, on ne s'est pas qualifié à cause ou en partie de la discipline. Il faut qu'on soit conscient de ça. Aujourd'hui, on s'est fait secouer sur la première mi-temps. Secouer physiquement, ils allaient plus vite que nous, ils rentraient forts, on n'y arrivait pas. On était sur un jeu un peu individuel, même défensivement. Cela nous a sûrement surpris et fait faire des fautes. Encore une fois, on a beaucoup de joueurs qui reprennent. On est très hétérogènes sur le niveau physique, parce qu'on avait 14 joueurs qui ont repris il y a quelques jours. On n'arrive pas à avoir cette homogénéité tant sur le plan physique que dans notre rugby. Mais bon, cela va venir.
Quelle valeur a ce match nul à huit jours d'affronter Lyon pour la reprise du Top 14 ?
Il était important de ne pas le perdre. Parce qu'il faut trouver de la confiance, il faut gagner les matchs. Donc la semaine dernière, on a perdu à la fin, là, on a réussi à sauver les meubles. Sur le plan du résultat, ça ne nous apportera pas grand-chose, mais sur le plan du contenu, il y a des choses qu'on peut prendre. Je trouve que la première mi-temps est plutôt correcte. Sans être exceptionnel, mais elle est plutôt bonne. La première mi-temps de la semaine dernière était plutôt bonne. Donc on va chercher cela.
Malgré ces fautes, vos joueurs ont tout de même été très réalistes sur presque chaque entrée dans les vingt-deux mètres varois...
Vous avez raison, lorsqu'on est rentré dans la zone de décision on est parvenus à marquer très vite, sans avoir à faire 45 temps de jeu pour franchir le ligne. Après, on a des situations un peu plus loin des lignes où on peut mieux les jouer. Je pense à cette fin de match, où Yanis (Brosset) vole un ballon en l'air, je ne sais pas pourquoi il fait la passe. J'ai l'impression que s'il court, il va marquer ! C'est un excès de jeunesse, de collectif, etc. Ce n'est pas grave.
Plus globalement, quel bilan tirez-vous de cette préparation qui est quasiment finie ?
C'est qu'on a assez peu de blessés. Mais deux gros blessés lourds, Cristian Ojovan et Selevasio Tolofua. Après, je trouve qu'on a remis beaucoup de choses en place. On est dans la continuité de la saison dernière. On se sert de ce qui n'a pas marché la saison dernière. Ce que je peux dire, c'est que l'état d'esprit me semble bon. Physiquement, je trouve qu'on est dans la continuité. Peut-être qu'on a manqué un peu de fraîcheur, mais le juge de paix, ce sera Lyon, le Stade français, Bayonne, Castres et La Rochelle pour le premier cycle.
Yanis Brosset a marqué son troisième essai en deux matchs de préparation, est-ce une bonne surprise ?
Non, il est à l'image des jeunes qui sont remarquables. Tous. Lui, ce n'est pas un scoop. On le savait, il est sans aucune crainte. Maintenant, on va réduire le groupe car on ne peut pas s'entraîner à 50 joueurs, mais lui je pense qu'il restera avec nous !