Les insoumis reprochent notamment à la chaîne d'avoir laissé le candidat d'extrême droite Éric Zemmour tenir des « propos racistes » à l'antenne après les manifestations du 17 octobre. 

La rédaction avec AFP -

Hier à 21:22 | mis à jour hier à 21:26

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Digiteka PlaceHolder

La couverture médiatique de BFMTV est sous le feu des critiques des insoumis. Jean-Luc Mélenchon et le député Louis Boyard ont accusé ce week-end la chaîne de laisser prospérer des propos « racistes » sur son antenne. BFMTV a réagi et dénoncé ce dimanche des « accusations sans fondement ». 

Présent samedi dans la manifestation parisienne, Jean-Luc Mélenchon a coupé court à une question d'un journaliste du média, qui l'interrogeait sur les réponses à apporter au mouvement lycéen. « Et vous, BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toute sorte, parce que ça commence à bien faire », a déclaré le leader de LFI et candidat à la présidentielle. « Allez faire du racisme à la télé et foutez-nous la paix ! », a-t-il ensuite lancé.

Des syndicats de journalistes déplorent un « racisme décomplexé »

Invité en plateau ce dimanche, le député du Val-de-Marne Louis Boyard a déploré « des propos racistes qui ont été tenus par le multicondamné Zemmour » à l'antenne, au lendemain des manifestations du 17 octobre entachées par des violences dans plusieurs villes. « Vous avez des responsables politiques qui tiennent des propos racistes au quotidien, mais vous avez aussi des médias qui donnent une image des quartiers populaires qui est tellement injuste », a-t-il poursuivi. « Et parce qu'on déshumanise ces habitants des quartiers populaires, ça favorise le passage à l'acte de ces militants d'extrême droite », a soutenu Louis Boyard, deux jours après un attentat raciste dans les Yvelines qui a fait un mort et cinq blessés.

Jean-Luc Mélenchon a intimé à BFMTV de se « calmer sur les remarques racistes » lors de la manifestation de samedi. Photo Sipa/Franck Derouda

Jean-Luc Mélenchon a intimé à BFMTV de se « calmer sur les remarques racistes » lors de la manifestation de samedi. Photo Sipa/Franck Derouda

La chaîne « n'accepte pas être la cible de pressions, ni d'être instrumentalisée à des fins politiques ou de déstabilisation », a répliqué BFMTV dans un communiqué publié ce dimanche soir. Le média « dénonce les accusations sans fondement proférées depuis 48 heures contre son antenne et ses journalistes, victimes d'une campagne de dénigrement publique notamment autour de Sonia Mabrouk ». En septembre, LFI avait boycotté les émissions de BFMTV avant de dire que les membres du parti se rendraient à nouveau sur ses plateaux, sauf à l'émission "100 % Mabrouk", animée par l'ancienne journaliste d'Europe 1/CNews, pour protester contre « une dérive de la ligne éditoriale vers l'extrême droite ».

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BMFTV « s'attachera toujours à faire vivre le pluralisme sur son antenne et à permettre à tous les courants politiques de s'exprimer », réaffirme la chaîne.  « Le racisme décomplexé, qui a désormais place nette sur notre antenne, a des conséquences directes et irrémédiables sur notre société », ont de leur côté estimé ce dimanche soir les syndicats SNJ et CGT de RMC-BFM, établissant un lien avec l'agression d'équipes de tournage lors des manifestations du week-end.