Mercato : Lukaku a dit oui à Fenerbahçe, Naples n'a plus la main - Sport.fr
L’attaquant belge a donné son accord au club stambouliote. Il ne manque plus que l’entente entre les deux clubs sur l’indemnité de transfert.
Il y a un an, on le voyait encore comme le point d’appui idéal d’un Napoli ambitieux. Douze mois plus tard, Romelu Lukaku n’est plus qu’une ligne comptable dans un vestiaire qui a tourné la page. Blessures à répétition, cinq petites apparitions en Serie A, un but, un match de Ligue des champions : la saison a été un long tunnel. Et l’été n’a rien arrangé, entre le Belge et une direction napolitaine avec laquelle le courant ne passe plus depuis des semaines.
Tout s’est accéléré ces dernières heures. Selon Matteo Moretto, Lukaku a donné son accord à Fenerbahçe. Les conditions personnelles ne constituent plus un obstacle — elles sont réglées. Reste le nerf de la guerre : l’indemnité que Naples réclamera aux dirigeants turcs pour libérer un joueur encore sous contrat jusqu’à l’été 2027.
Un dossier que Monaco croyait tenir
En voilà une nouvelle qui va faire du bruit sur le Rocher. Il y a vingt-quatre heures à peine, la Gazzetta dello Sport décrivait un AS Monaco passé à l’action, décidé à s’offrir le meilleur buteur de l’histoire de la Belgique pour compenser l’incertitude entourant Folarin Balogun. La piste était sérieuse. Elle est aujourd’hui refermée, ou plutôt reléguée au rang de scénario alternatif, tant la volonté du joueur semble tranchée.
Monaco n’était d’ailleurs pas seul. Atlanta United et Trabzonspor gardaient un œil sur le dossier, Besiktas s’était manifesté un temps. Le derby stambouliote pour Lukaku n’aura finalement pas eu lieu : Fenerbahçe a pris les devants, et le Belge a choisi.
Six millions d’euros de valeur marchande
Le chiffre fait mal aux yeux quand on se souvient des 113 millions dépensés par Manchester United en 2017. Transfermarkt évalue aujourd’hui l’international belge à 6 millions d’euros. La pilule est dure à avaler pour Naples, qui espérait autre chose d’un joueur arrivé pour être le successeur de Victor Osimhen.
Reste que la Süper Lig sait encore faire vibrer les grands noms en fin de parcours. Fenerbahçe, lui, n’a pas gagné le championnat depuis 2014 — une éternité pour un club de cette dimension. Recruter un attaquant qui a marqué à la Coupe du monde 2026 avec les Diables Rouges (trois actions décisives en quatre matchs sous Rudi Garcia, tout de même) relève autant du coup sportif que du coup de communication.
Ce qu’il manque encore
Rien n’est signé. Naples voudra récupérer une partie de son investissement, Fenerbahçe voudra profiter de la position de faiblesse italienne. Entre les deux, un joueur de 33 ans qui a fait son choix et qui, sauf renversement, ne remettra pas les pieds à Castel Volturno.
Le feuilleton touche à sa fin. Il ne manque plus qu’une poignée de millions pour écrire le dernier chapitre.