Meurtre de Delphine Jubillar : “l'intention de donner la mort, elle y était”, l’ex-compagne de Cédric affirme qu’il a menti dans ses aveux
Le peintre-plaquiste reconnaît enfin avoir tué Delphine, mais assure qu'il n'a jamais voulu sa mort. La nuance change tout devant une cour d'assises. Or la femme qui partageait sa vie ces derniers mois ne croit pas un mot de cette explication.
Une lettre qui met fin à cinq ans de mensonges
Ses nouveaux avocats, Me Guy Debuisson et son fils, ont révélé lundi 6 juillet l'existence d'un courrier. Le mari de l'infirmière de 33 ans y admet, pour la première fois, être responsable de sa mort. Devant les caméras de TF1, l'avocat raconte la scène. Les deux hommes posent la question au détenu, sans détour. Après un court silence, celui-ci répond : "Oui, oui, c'est vrai, c'est moi, c'est moi".
Le prisonnier livre ensuite sa version des faits. Selon lui, tout part d'une nouvelle dispute avec sa femme. "C'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné", résument ses avocats. Un coup serait parti, et il aurait été mortel.
Le condamné se dit aussi "prêt à collaborer entièrement avec la justice". Il affirme pouvoir montrer aux enquêteurs où se trouve le corps, jamais retrouvé depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020. La famille de la disparue attend cette réponse depuis plus de cinq ans.
Séverine ne croit pas à l'accident
Séverine, la dernière compagne de Cédric Jubillar, dit avoir tout appris bien avant les avocats, au parloir de la maison d'arrêt. Cette quadragénaire, qui tient à rester anonyme, ne pensait pourtant pas qu'il parlerait un jour. "Il m'avait dit qu'il ne cracherait jamais le morceau", explique-t-elle. Elle se dit soulagée. En revanche, elle balaie l'idée d'un geste malheureux. "Moi, il m'a dit qu'il avait le lieu un mois avant", affirme-t-elle. Elle raconte aussi lui avoir demandé plusieurs fois s'il regrettait. À chaque fois, il aurait éclaté de rire.
Me Laurent De Caunes, l'avocat des frères et de la sœur de la victime, va dans le même sens. Pour lui, ces aveux forment une "deuxième stratégie, celle de la minimisation des faits". Et l'enjeu est énorme. Si la cour retient des coups mortels donnés sans intention de tuer, la peine maximale tombe de la perpétuité à vingt ans de réclusion. Le procès en appel s'ouvre le 21 septembre.
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