Mobilisation du 24 octobre : Emmanuel Macron n’autorise que les manifestations organisées par des syndicats
Après une série d’interdictions de manifestations, Emmanuel Macron a annoncé jeudi 22 octobre que seules celles organisées par des syndicats seraient autorisées samedi, avec des tracés visant à protéger les commerces, tout en accusant des groupes d’ultragauche d’avoir voulu « faire tomber la République » le 17 octobre.
Dans ce contexte déjà très tendu, le premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir en début d’après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez, Gérald Darmanin, des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre.
Le président, qui s’exprimait à la mi-journée à l’issue d’un conseil de sécurité, a affirmé que « la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir ». Les demandes formulées par « des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela » seront refusées, a-t-il prévenu. « Ce n’est pas le moment, parce que nous voulons un retour au calme. »
« La plus grande dureté »
Celles venant d’organisations syndicales se verront proposer des circuits alternatifs pour protéger « nos centres-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments », a indiqué Emmanuel Macron. Il avait convoqué l’ensemble des services de renseignement, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation du 17 octobre, qui a donné lieu à des scènes de violences et de pillages.
Le président a réclamé « la plus grande dureté » contre ces « actes de délinquance ». Mais également contre les « actes séditieux » de groupes « d’ultragauche » ayant cherché, selon lui, à « faire tomber la République ». L’exécutif veut à tout prix maintenir le « calme » lors de la prochaine journée de mobilisation nationale samedi.
Le chef de l’État a affirmé que d’autres décisions seraient prises lors d’un conseil de défense qu’il réunira vendredi matin. Selon le ministère de l’intérieur, le niveau de mobilisation des forces de l’ordre samedi sera « 20 % supérieur » à celui de la semaine passée. Blindés, militaires de la force Sentinelle et unités d’élite de police et gendarmerie seront déployés.