Mon Beau Village. Bellefontaine, une nature entre la plaine des Vosges et le pied des vallons
L’histoire de Bellefontaine commence à s’écrire en l’an de grâce 1006, lorsque les moines d’Hérival décident de s’implanter dans cette partie de La Vôge. Un territoire qui borde à la fois la plaine et les premiers vallons du massif, là où l’eau s’écoule en abondance.
C’est d’ailleurs la fontaine Saint-Blaise qui a motivé l’arrivée des premiers hommes d’Église. Les ascètes ont commandité l’érection d’un clocher à proximité immédiate de la source afin de profiter de ses vertus supposées. « Cette fontaine est réputée miraculeuse pour la vue. Même si tout le monde ici porte quand même des lunettes », s’amuse Suzanne Motsch, l’ancienne première adjointe de la bourgade.
Au fil de son histoire, Bellefontaine a connu des soubresauts, allant même jusqu’à perdre sa population au cours du XIVe siècle. « Dans les archives, on trouve une époque où il y avait plus d’ours et de loups dans le secteur que d’habitants. Avec la peste, les guerres et la famine, cela pouvait aller très vite », raconte l’ancienne édile, qui explique que la vie a fini par retrouver son cours.
Une église à la configuration particulière
L’église, sous sa forme actuelle, a été reconstruite en 1730. Photo Philippe Briqueleur
D’ailleurs, l’église a été entièrement reconstruite au cours de l’année 1730. Et elle s’élève encore telle quelle au centre du village. « Elle est spéciale car il faut descendre neuf marches pour y entrer. Il n’y a qu’une poignée d’églises en France avec cette configuration. D’habitude, il faut monter », détaille Philippe Claudon, le maire de la commune. En son sein, outre les vitraux, l’édifice abrite une toile classée au patrimoine. Elle représente évidemment Saint-Blaise, manière de rappeler une fois encore la légende de la source miraculeuse.
Un peu plus loin, à l’entrée du bourg-centre, la chapelle Notre Dame de bon secours veille elle aussi sur les habitants de Bellefontaine. « Elle a été érigée en 1856 pour épargner le village de l’épidémie de choléra qui sévissait. Et cette année-là, il n’y a pas eu d’autres morts. La chapelle est construite en demi-cercle, ce qui est assez rare », glisse Suzanne Motsch.
Philippe Claudon, maire de Bellefontaine, et Suzanne Motsch, ancienne première adjointe. Photo Philippe Briqueleur
Paisible, le centre bourg est bordé en cette période par de nombreux pâturages et champs de blé. « Il y a relativement peu d’entreprises à Bellefontaine mais beaucoup d’exploitations agricoles. Ce qui permet de bénéficier d’un paysage très ouvert, fauché et bien entretenu. Dans le village, il y a aussi pas mal de gîtes et une activité touristique assez marquée. Il y a des chemins balisés et au plus haut, l’altitude dépasse les 600 mètres », indique le maire.
Les vestiges de la fontaine Saint-Blaise. Photo Philippe Briqueleur
Une vingtaine de hameaux
Une autre particularité de la commune, ce sont ses nombreux écarts qui parsèment son territoire. En effet, si le centre de la bourgade dénombre environ 200 habitants, le reste des 963 riverains vivent dans les lieux-dits. « Ce qui fait la caractéristique de Bellefontaine, ce sont ses hameaux. Le village en compte une vingtaine avec en moyenne cinq à dix maisons. Cette configuration est sans doute due au passé agricole de la commune. Il y a beaucoup de vieilles fermes vosgiennes mais très peu de vacance ou de ruines. Elles doivent se compter sur les doigts d’une main », indique Philippe Claudon.
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Enfin, côté nature, outre ses espaces boisés et ses collines verdoyantes, Bellefontaine abrite une tourbière aux abords de l’étang de la Pierrache. « Le site est classé Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Et il y a un projet pour le transformer en réserve naturelle régionale. C’est un lieu assez remarquable avec des espèces endémiques », note le maire. « D’ailleurs, la tourbe était encore exploitée pendant la Seconde Guerre mondiale comme une sorte d’affouage », ajoute l’ancienne première adjointe.
Nature, histoire, architecture, quiétude… Bellefontaine recèle de bien d’autres secrets que seule une vraie visite peut révéler.