Tadej Pogacar absent, les Mondiaux de cyclisme à Montréal sont parmi les plus ouverts de ces dernières années, avec plusieurs candidats au titre, dont le Français Paul Seixas, 20 ans depuis trois jours et qui ne fait aucun complexe.

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Champion du monde du contre-la-montre, le Belge Remco Evenepoel va surveiller d’un œil le jeune Français Paul Seixas lors de la course en ligne. Les deux coureurs font partie des favoris.
Champion du monde du contre-la-montre, le Belge Remco Evenepoel va surveiller d’un œil le jeune Français Paul Seixas lors de la course en ligne. Les deux coureurs font partie des favoris. - Photo AFP
Publié: 27 Septembre 2026 à 07h00

Temps de lecture: 3 min

À Bromont, à une heure de route de Montréal, le vacarme des Mondiaux paraît encore loin. Ici, les routes s’étirent entre les collines, les couleurs de l’automne commencent à gagner les paysages et, dans cet écrin presque paisible, l’équipe de France prépare pourtant l’un des rendez-vous les plus importants de son année. Ce dimanche, il faudra affronter Montréal et son mont Royal. Avec, dans le rôle du leader, un garçon qui vient de fêter ses 20 ans ce jeudi.

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Paul Seixas n’a pas choisi la discrétion pour souffler ses bougies. Après la quatrième place de son premier Tour de France, puis une médaille de bronze sur le contre-la-montre des Mondiaux, le Lyonnais arrive à la course en ligne avec une ambition qui ne souffre aucune ambiguïté : le maillot arc-en-ciel. « Je me suis fixé l’objectif du titre », assume-t-il. Et il prévient : « Un autre résultat serait une petite, voire une grosse déception. »

Les Bleus n’ont « pas de plan B »

Il faut mesurer ce que cela représente. Seixas n’est pas simplement l’un des jeunes talents invités à se mêler aux grands. Il est le leader d’une équipe de France construite autour de lui. Thomas Voeckler a fait un choix clair : pas de dispersion, pas de guerre des ego, pas de deuxième carte à jouer en cas de scénario défavorable. Les Bleus viennent à Montréal pour donner à Seixas les moyens d’aller chercher le titre. « Il n’y a pas de plan B », résume Nicolas Prodhomme.

Voeckler, lui, assume cette confiance. Le sélectionneur a bâti un collectif entièrement dédié à son jeune leader, avec Pavel Sivakov, Bruno Armirail, Alex Baudin, Valentin Paret-Peintre, Jordan Labrosse, Jordan Jegat et Nicolas Prodhomme. Tous devront, à un moment ou à un autre, protéger Seixas. Une stratégie qui tranche avec la liberté habituelle des championnats du monde, et particulièrement avec les paris tactiques de Voeckler, dans une course sans oreillettes qui a le goût d’antan.

Le décor, lui, ne pardonnera rien. Les hommes partiront de Brossard, sur la rive sud du Saint-Laurent, avant de traverser le fleuve et de rejoindre Montréal. Le passage sur le pont Samuel-De Champlain offrira même une carte postale assez spectaculaire : le Saint-Laurent d’un côté, la silhouette de Montréal de l’autre. Puis viendra le juge de paix. Le mont Royal.

Le circuit final, déjà bien connu des habitués du Grand Prix de Montréal, sera parcouru douze fois. Des ascensions parfois à plus de 10 %, un rouleau-compresseur qui usera sans doute les organismes et ne laissera que les plus forts devant.

Evenepoel et Del Toro, les principaux adversaires

C’est précisément ce terrain qui nourrit les ambitions françaises. « Avec la forme que j’ai en ce moment, j’ai les moyens d’être devant », estime Seixas. Sa deuxième place au Grand Prix de Montréal, le 13 septembre, a déjà offert un premier aperçu de ce qu’il pouvait faire sur ce circuit. Ce jour-là, seul Isaac Del Toro l’avait devancé, au terme d’un duel dans les derniers mètres. Une semaine plus tard, le Mexicain sera encore là. Et il ne sera pas le seul à vouloir profiter de l’absence de Pogacar : Remco Evenepoel, champion du monde du chrono pour la quatrième fois, a une bonne tête de favori, à condition d’avoir une équipe belge soudée. Et Mathieu van der Poel, auteur d’un raid incroyable de 175 bornes au Luxembourg, ne peut jamais être écarté. Du beau monde donc… Mais rien d’évident, et c’est sans doute la meilleure raison de regarder la course.

Mondiaux de cyclisme : départ 15 heures, arrivée estimée à 21 h 30 (heures françaises). 273,4 km (3 803 mètres de dénivelé).

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