Moselle. Un militaire écroué pour avoir généré des images pédopornographiques avec l'IA de l'armée
Écroué, un militaire mosellan de 42 ans a détourné l'IA du ministère des Armées pour générer des images pédopornographiques, via plus de 10 000 requêtes.
La rédaction avec AFP -
Hier à 21:54 | mis à jour hier à 22:10
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Un militaire qui s'est servi du système d'intelligence artificielle du ministère des Armées afin de générer des images à caractère pédopornographique a été mis en examen et placé en détention provisoire, a indiqué ce vendredi le procureur adjoint de Metz (Moselle), Thomas Bernard. L'homme de 42 ans sans antécédent judiciaire et basé en Moselle a réalisé « plus de 10 000 requêtes afin de forcer la création d'images à caractère pédopornographique » auprès de l'outil d'intelligence artificielle, a-t-il précisé, rapporte Le Républicain Lorrain. Le militaire est également visé par les plaintes de deux collègues, qu'il avait mises en scène en créant des images d'elles dénudées avec ce même outil. Interpellé le 22 juillet, il a reconnu les faits avant d'indiquer qu'il avait sollicité des photos à caractère pédopornographique auprès de mineurs de 15 ans sur les réseaux sociaux.
Une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour « diffusion, par service de communication au public en ligne, d'un montage ou contenu généré par traitement algorithmique à caractère sexuel reproduisant l'image ou les paroles d'une personne non consentante », « corruption de mineur par une personne mise en contact avec la victime par un réseau de communications électroniques », « sollicitation d’un mineur par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique », « importation de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique » et « enregistrement ou fixation d'image à caractère pornographique d'un mineur de 15 ans ».
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L'enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de l'armement, l'unité nationale cyber, qui lutte contre la criminalité numérique, ainsi que la brigade de recherches de Thionville.
>> Lire l'article du Républican Lorrain.