Trump expulse CNN et MS NOW: Natalie Harp à l'origine de la décision
Publié21. septembre 2026, 13:16
Journalistes exclusNatalie Harp serait à l'origine du coup de colère de Trump
Le président américain aurait décidé de virer des journalistes de la Maison-Blanche après que sa proche conseillère lui a montré des extraits d'une émission de télé.

L'omniprésente assistante de Donald Trump n'en finit pas de faire parler d'elle. Selon le «Wall Street Journal», Natalie Harp aurait joué un rôle dans la décision soudaine de Donald Trump d'exclure CNN, MS NOW et Politico de la Maison-Blanche. Quelques heures avant l'annonce fracassante du président américain, sa proche conseillère lui aurait montré des extraits d'animateurs de MS NOW critiquant son gouvernement. Le Républicain serait alors entré dans une colère noire.
Dans la foulée, Trump a annoncé sur Truth Social qu'il «interdisait à Fake News CNN, MS NOW (...) et Politico» l'accès à la Maison-Blanche, les accusant de publier «FICTION et MENSONGES». Dès samedi matin, les journalistes des trois médias auraient été refoulés aux grilles, leurs accréditations désactivées ou confisquées. La correspondante Akayla Gardner et un cameraman de MS NOW ont été vus à l'entrée, tandis que MS NOW et CNN ont dû couvrir l'actualité depuis l'autre côté de la rue.
Le président a affirmé qu'aucun incident en particulier n'avait motivé sa décision, mais qu'elle résultait de plusieurs années de couverture dont il s'était «lassé». «Peut-être qu'ils peuvent s'améliorer et nous aimerions les avoir ici. Il faut bien que quelqu’un les tienne à l’écart», a-t-il déclaré. Selon le «WSJ», cette mesure a surpris de nombreux cadres de la Maison-Blanche. Un haut responsable s'est dit exaspéré par cette interdiction, estimant que l'expulsion des journalistes avait peu de chances d’apporter à Trump la couverture plus favorable qu'il espérait.
CNN, MS NOW et Politico ont condamné ces restrictions. CNN a dénoncé une «atteinte illégale» à ses droits constitutionnels et MS NOW a annoncé qu'elle prendrait les mesures nécessaires pour défendre les droits garantis par le premier amendement. Trump a aussi attaqué le «New York Times» et le «Washington Post», qualifiés de «fake news» et de «journaux minables». «Nous n'allons probablement plus afficher le journal à la Maison-Blanche. Nous n'avons pas encore franchi le pas de les expulser», a déclaré le président américain.
Ancien porte-parole de George W. Bush et soutien de Donald Trump, Ari Fleischer estime qu'une telle exclusion pourrait créer un précédent contre les médias conservateurs sous une future administration démocrate. «Les bannir de la Maison-Blanche n'est pas la solution», a-t-il écrit. Cette crise intervient alors que Trump fait face à plusieurs échecs, à des inquiétudes sur l'économie et la guerre avec l'Iran, ainsi qu'à l'approche des élections de mi-mandat.
Les trois médias contre-attaquent
Les médias américains CNN, MS NOW, Politico ont annoncé lundi engager des poursuites pour retrouver au nom de la liberté de la presse l’accès à la Maison-Blanche. «Ce matin, nous avons notifié au gouvernement que nous engageons aujourd’hui une procédure judiciaire pour défendre nos droits au nom du Premier amendement et du principe selon lequel le gouvernement ne décide pas ce que la presse publie», ont-ils déclaré conjointement dans un communiqué sur X.

Joëlle Mermoud (joc) est journaliste à 20 Minutes depuis 2009. Elle traite de l'actualité internationale au Newsdesk, avec un faible pour les histoires insolites.
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