La compétition bat son plein à Paris depuis une semaine entre l’eau libre dans la Seine et le plongeon et la natation synchronisée à Saint-Denis. C’est désormais au tour de la natation en bassin de faire son entrée, 95 ans après le premier Euro organisé en France, déjà à Paris. Il y a un nom sur les bouches de tous les Français depuis deux ans et son quadruplé aux Jeux olympiques : Léon Marchand. Le quadruple champion olympique est attendu de pied ferme pour son grand retour dans la capitale, mais dans des circonstances différentes.

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Déjà, adieu le bassin de La Défense, théâtre de ses exploits à l’été 2024, bonjour le centre aquatique olympique de Saint-Denis. Mais le Toulousain se présente à Paris diminué physiquement, après avoir déclaré forfait pour la fin des championnats de France à Saint-Etienne en juin, pour une blessure aux adducteurs.

Forfait sur 200 et 400m

Protocole médical enclenché, retards pris à l’entraînement, il était déjà forfait sur le 200 m brasse depuis plusieurs jours lorsque la fédération a annoncé samedi qu’il ne s’alignerait pas non plus sur 200 et 400m quatre nages : « L'évolution (de la blessure) est favorable et la cicatrisation acquise en très grande partie. Cependant, l'engagement sur les 200 et 400 m quatre nages présentant un risque non nul de récidive, et afin de préserver la suite de la compétition, le choix a été fait de ne pas s'engager sur ces courses », explique Sébastien Le Garrec, le médecin des Bleus.

« J’ai quand même galéré, avait admis Marchand lors de la journée presse avec l’équipe de France à Vichy. Je suis un peu reparti à zéro ».

Réaffirmer son statut sur la scène européenne

Cette première mauvaise nouvelle fait suite à la fracture du pied de Maxime Grousset. Le double champion du monde en titre, sur 50 et 100 m papillon, s’est blessé sur un saut lors de son entraînement physique début juin et sa présence à Paris relève déjà d’un petit miracle. Alors même s’il se sent « prêt à être 3e », ne lui parlez pas trop de podium tout de suite. « L’objectif, c’est de me faire plaisir », a prévenu le Néo-Calédonien qui espère « faire de bons chronos ». Le Français n’a pas beaucoup nagé depuis sa blessure et va surtout devoir prendre rapidement des repères dans l’eau.

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Pour autant, la France se présente à Paris l’ambition d’affirmer son statut sur la scène européenne. Il y a deux ans à Belgrade, la Fédération française de natation avait fait une croix sur le championnat placé trop proche des Jeux à domicile. Quant à Rome en 2022, les nageurs tricolores avaient brillé avec 13 médailles dont trois titres. Comme Yohann Ndoye-Brouard (3 médailles dont le titre européen sur 200 m dos), ils sont plusieurs à retrouver la compétition continentale et à pouvoir espérer monter à nouveau sur un podium.

Un effectif jeune et ambitieux

D’autant plus que la France se présente avec un effectif rajeuni puisque seulement neuf nageurs de Paris 2024 sont de nouveau de la partie. À mi-parcours des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, plusieurs jeunes vont se frotter au haut niveau international pour prendre des repères.

Avec ses leaders diminués, l’équipe de France a donc de quoi se montrer ambitieuse. Pour le premier Euro organisé sur le territoire français depuis celui de Strasbourg (1987), où une seule médaille en natation en bassin avait été décrochée, les nageurs français ont promis du spectacle. Que le show commence !