Aux sourires qui débordaient des visages durant l’entraînement, ce mardi 25 août au stade des Arboras à Nice, l’on sentait déjà l’impatience et l’excitation de retrouver la Pro D2 (deuxième échelon du rugby français) pour la deuxième fois de l’histoire du club azuréen, encore appelé Stade Niçois durant son premier passage il y a deux ans.

Pour Nissa Rugby, l’aventure (re)démarre ce jeudi 27 août sur la pelouse du Biarritz Olympique, au parc des sports d’Aguilera.

Le destin est taquin : il convoque, pour le premier match de l’exercice 2026-2027, la bande de Jean-Baptiste Aldigé, président démissionnaire de Nissa Rugby, face au club basque qu’il dirigeait il y a encore deux ans.

« Je trouve que Canal+ (le diffuseur) a eu beaucoup d’humour de faire ça », s’amusait d’ailleurs le principal intéressé dans un entretien récent, sans cacher son plaisir de revoir le club du Sud-Ouest.

« Nous mettons en place une stratégie qui, nous l’espérons, nous permettra de décrocher une victoire. L’objectif est de bien démarrer notre saison », distillait d’ailleurs Matthew Clarkin, directeur sportif néo-zélandais de Nissa Rugby, lors de la conférence de presse d’avant-match.

Ce mardi 25 août, la bonne humeur régnait au stade Arboras, sous un soleil de plomb.
Ce mardi 25 août, la bonne humeur régnait au stade Arboras, sous un soleil de plomb.
Justine Meddah / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Un gros combat en vue ?

Au sortir d’une préparation estivale qu’il juge positive et ayant offert bon nombre de « certitudes », l’une des têtes pensantes du club se projette sur ce premier gros choc de la saison, face à Biarritz.

« Peut-être que tous les éléments techniques ne seront pas encore parfaitement rodés, mais je pense que nous allons avoir un gros engagement physique des deux équipes. Il y aura sûrement beaucoup de combats et d’agressivité », explique-t-il.

Des propos appuyés en conférence de presse par Julien Farnoux, arrière de Nissa Rugby : « On s’attend à un gros combat. Je pense qu’ils auront aussi un peu de pression puisqu’ils reçoivent pour leur premier match », lance le Français, détaché de l’importance du résultat.

Pour Adrian Motoc, deuxième ligne roumain du club azuréen, il y a de quoi s’attendre « à ce que le public soit très, très motivé. Je sais très bien qu’à Aguilera, ça peut aller très loin et que ça peut avoir un grand impact, surtout sur le plan émotionnel », se souvient celui qui défendait les couleurs du Biarritz Olympique il y a encore quelques saisons.

Sur le plan du Nissa Rugby, le club ne sera légitimement pas le favori, d’abord parce que le déplacement confère toujours un léger désavantage et ensuite parce que l’adversaire du jour bénéficie d’un passif de régularité en Pro D2 non négligeable et que l’objectif, pour un club qui a connu le Top 14, est forcément de le retrouver, malgré la 10e place du BO l’an passé et la lutte pour le maintien éprouvante.

Matthew Clarkin est le directeur sportif de Nissa Rugby.
Matthew Clarkin est le directeur sportif de Nissa Rugby.
Justine Meddah / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Dans les rangs niçois, en revanche, l’on se refuse à évoquer clairement les objectifs de la saison à venir en Pro D2, si ce n’est l’évocation, ici et là, de stabiliser le club au niveau professionnel.

« Au fur et à mesure du championnat, on verra quelle sera notre position et ce qu’on voudra faire. Pour commencer, on va faire preuve d’humilité et essayer de donner une bonne image », souligne encore Julien Farnoux, riant d’un lapsus sur sa volonté de faire monter le club (au sens de le faire grandir).

Une histoire de retrouvailles entre de vieilles connaissances qui s’annonce électrique, voilà à quoi devrait ressembler la genèse de cette nouvelle page de l’histoire de Nissa Rugby.

Etienne Falgoux, âgé de 33 ans, arrive en provenance de Clermont, où le pilier a joué pendant 12 ans, cumulant plus de 200 matchs.

Le point infirmerie

« Nous sommes plutôt bien à ce niveau. Nous n’avons pas cumulé trop de blessures pendant la préparation estivale. En revanche, certains joueurs ont quelques petits bobos, ce qui fait qu’ils n’étaient pas forcément concernés par la sélection pour ce premier match.

Soit parce que nous voulons les protéger, soit parce que nous pensons qu’il serait plus optimal de les faire jouer en J2 ou en J3. Mais la plupart de l’effectif est disponible », a précisé Matthew Clarkin lors de sa conférence de presse. Seul blessé de longue date : Luvuyo Pupuma.