« Notre histoire est tragique » : le petit Lou est mort sans pouvoir accéder à une maternité équipée
Le petit Lou est mort à la naissance, en juillet, à l’hôpital du Sarlat, malgré la mobilisation des soignants. La maternité ne bénéficie plus d’un plateau obstétrical, ce que dénoncent les parents.
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Journaliste au service actualité en continu
Publié: 4 Août 2026 à 20h19Temps de lecture: 2 min
Lou est mort à la naissance, le 7 juillet, après avoir été transporté par hélicoptère entre l’hôpital du Sarlat (Dordogne) et celui de Bordeaux. Ses parents ont témoigné sur Facebook, rapporte Sud-Ouest, ce dimanche. La mère du bébé, Doriane Coudrin, s'est rendue aux urgences du Sarlat après une chute sur un parking, alors qu’elle était enceinte de neuf mois. Sur place, les soignants réalisent que le cœur du petit garçon ralentit dans le ventre de sa maman.
« Très urgent »
Un gynécologue arrive vingt minutes plus tard. Il réalise un échographie et « m’a expliqué que c’était très urgent. On n’avait pas le temps d’aller à Périgueux », explique Doriane à Sud-Ouest. Problème, l’hôpital du Sarlat a bien une maternité, mais plus de plateau obstétrical depuis sa fermeture en 2024, ce qui l’empêche de pratiquer les accouchements. Ce plateau aurait permis de réunir des spécialistes et d’agir sur place pour le bébé.
« Les soignants présents ce jour-là ont fait l’impossible, écrivent les parents sur Facebook. Ils se sont battus avec les moyens qu’on leur avait laissés. Et pour cela, nous leur serons éternellement reconnaissants. » Mais cela ne suffit pas : Doriane accouche au Sarlat et le petit Lou est héliporté à Bordeaux, où il décède peu après. « Notre histoire est tragique. Notre bébé, Lou, nous a quittés quelques heures après sa naissance. Une douleur qui nous accompagnera toute notre vie », s’émeut le couple.
« Chaque minute compte »
Lou aurait-il pu être sauvé si la maternité avait été équipée pour ce type d’urgence ? Difficile à dire. Mais pour les parents, « nous ne pouvons nous empêcher de penser à l’importance d’une maternité ouverte, équipée et pleinement fonctionnelle, au plus près des familles. Quand chaque minute compte, quand une urgence survient, la proximité des soins peut faire toute la différence (…) Derrière chaque fermeture, il y a des familles, des femmes, des bébés, des urgences imprévisibles et des vies qui méritent les meilleures chances possibles ».
Le maire de la ville et président du conseil de surveillance de l’hôpital, Basile Fanier, a rappelé que « la santé, et en particulier l’accompagnement des naissances, est un enjeu fondamental pour notre territoire ». Il prévoit de « se battre pour renforcer la maternité de Sarlat ». Depuis les années 90, près de 40 % des maternités en France ont fermé. Pour garder son service obstétrique, un service doit faire au moins 300 accouchements par an
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