Lors d'un rassemblement contre le racisme et l'islamophobie ce lundi 26 octobre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Jean-Luc Mélenchon a évoqué l'attentat raciste commis vendredi dans les Yvelines, appelant à "ne pas pardonner ou regarder ailleurs".

Jean-Luc Mélenchon a appelé ce lundi 26 octobre à "ne pas pardonner ou regarder ailleurs", quelques jours après l'attentat raciste survenu dans les Yvelines. Le candidat à la présidentielle participait alors à un rassemblement contre le racisme et l'islamophobie à La Courneuve, ville Insoumise de Seine-Saint-Denis.

La mine grave et le ton solennel, Jean-Luc Mélenchon a fait part de sa "rage" à l'annonce de l'attentat vendredi, et de "sa honte de voir notre pays abaissé par ce crime comme il l'a été". "Nous ne devons pas pardonner ou regarder ailleurs. Chacun doit être confronté à ses responsabilités", a-t-il affirmé.

Vendredi, un homme de 39 ans a ouvert le feu à Trappes et à La Verrière (Yvelines), tuant un jeune homme de 26 ans et blessant sept personnes, dont une fille de 11 ans.

Un racisme "injecté de l'extérieur"

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée". Le suspect a démenti avoir agi par racisme, selon le procureur national antiterroriste, Olivier Christen.

Devant les quelques centaines de personnes présentes dans la salle, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le racisme, "une fabrication injectée de l'extérieur" par "la répétition" et "l'abrutissement".

"Dans la Nouvelle France", concept phare de son programme, le racisme "sera systématiquement pourchassé et puni par la déchéance des fonctions d'autorité par ceux qui, d'une manière ou d'une autre, auront signifié qu'ils en sont infectés" a promis le leader de la gauche radicale.

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Également présent le maire de La Courneuve, l'insoumis Aly Diouara, a dénoncé "le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, La négrophobie, l'arabophobie et tant d'autres formes de haine et de racisme", qui "frappent des femmes, des hommes, des enfants pour ce qu'ils sont".

"Celles et ceux qui disposent des plus grandes tribunes de notre pays ont une responsabilité immense dans ce qui nous touche et nous rassemble ce soir. Parmi eux, et il faut le nommer, il y a l'extrême droite", a par ailleurs martelé le maire de La Courneuve.

Le rassemblement s'est conclu par une minute de silence, avant qu'Aly Diouara ne reprenne la parole pour signifier à l'auditoire que la garde à vue du suspect avait repris lundi après-midi après avoir été interrompue la veille en raison de son état psychiatrique. Une information applaudie par la foule.

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